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Un dîner de gala tourne à l’alerte maximale à Washington

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Le 25 avril 2026, le traditionnel dîner des correspondants de la Maison Blanche a basculé dans le chaos lorsqu’un homme armé a tenté de forcer l’entrée de l’hôtel Hilton, provoquant l’évacuation du président Donald Trump et de centaines d’invités.

Des centaines de convives, parmi lesquels des journalistes, des ministres, des diplomates et des figures influentes de la capitale américaine, devisaient paisiblement autour de leurs assiettes de salade et de leurs verres de vin. Soudain, l’atmosphère s’est tendue. Des ordres secs ont fusé, enjoignant à l’assistance de se jeter au sol. Les invités se sont accroupis ou allongés sur la moquette de l’immense salle de réception, tandis qu’une agitation inhabituelle montait de l’extérieur.

Assis à la table d’honneur, sur une estrade surélevée, le chef de l’État américain est resté immobile quelques instants, avant que des agents du Secret service, lourdement armés, ne l’escortent rapidement. Le vice-président JD Vance, la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt et plusieurs membres du cabinet ont également été évacués dans la foulée. La musique d’ambiance s’est interrompue, plongeant la salle dans une lumière bleutée et tamisée, renforçant l’étrangeté de la scène. Sur l’estrade désormais vide, des agents se sont postés, armes dégainées, sous une large banderole de l’Association des correspondants à la Maison Blanche.

Très vite, la rumeur de coups de feu s’est répandue parmi les convives. Un responsable gouvernemental, escorté vers la sortie, a confirmé l’information à un groupe de journalistes. Pendant de longues minutes, les invités, refoulés au rez-de-chaussée de l’hôtel, sont restés interdits, le regard rivé à leur téléphone portable, dans l’attente de nouvelles du président. Ce n’est qu’après un message publié sur son réseau Truth Social que Donald Trump a rassuré l’opinion sur son état. Il a d’abord laissé entendre que la soirée pourrait reprendre, avant d’annoncer son annulation et de promettre une conférence de presse à la Maison Blanche.

Une partie des journalistes s’est alors précipitée hors de l’hôtel, le même où le président Ronald Reagan avait été victime d’une tentative d’assassinat en 1981. Ils ont dû se frayer un chemin au milieu des véhicules de police aux gyrophares allumés et des forces de l’ordre, tandis qu’un hélicoptère survolait le quartier. Deux heures plus tard, le président américain, toujours en smoking, s’est présenté devant une assemblée de reporters en robe longue et nœud papillon. Il a décrit l’assaillant comme un « assassin en puissance » ayant l’intention de tuer, et a précisé que l’homme armé avait été arrêté après avoir tenté de forcer le dispositif de sécurité. Un membre des forces de l’ordre a été blessé par balle lors de l’incident.

« C’est une soirée un peu différente de ce que nous attendions, mais nous la referons », a promis le milliardaire. Tout au long de son premier mandat et l’année précédente, Donald Trump avait boycotté ce gala, conçu comme une célébration de la liberté de la presse, auquel tous ses prédécesseurs avaient assisté depuis les années 1920. Depuis son retour au pouvoir, il n’a cessé de critiquer les médias. Mais ce soir-là, depuis le podium de la salle de presse de la Maison Blanche, le dirigeant républicain a prononcé une forme de trêve. « Je veux aussi remercier la presse, les médias, vous avez été très responsables dans votre couverture », a-t-il déclaré.

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