Sports
Uini Atonio : une nouvelle vie après les terrains, loin du rugby de combat mais toujours dans le jeu

Forcé de raccrocher les crampons en janvier dernier pour des raisons cardiaques, l’ancien pilier international français se reconstruit dans un rôle d’entraîneur, tout en s’astreignant à une discipline de fer.
La carrière d’Uini Atonio a pris un tournant radical. En janvier, après un premier signal d’alarme ressenti lors de l’échauffement précédant la rencontre entre La Rochelle et Clermont, le pilier droit tricolore a dû mettre un terme à son parcours sportif. En cause, des soucis cardiaques jugés trop dangereux pour la poursuite d’une activité physique de haut niveau. Trois mois après avoir délaissé le ballon ovale, le joueur de 68 sélections s’est confié, affirmant que son état s’améliore et qu’il aborde cette période avec sérénité. Il est revenu sur l’enchaînement des faits qui l’ont contraint à cette décision, alors même que le sélectionneur national comptait sur lui pour le Tournoi. Persuadé d’une simple gêne mécanique, il avait d’abord entendu ses médecins évoquer un sternum fragilisé.
« À Clermont, lors de l’échauffement, j’ai perçu quelque chose de différent, a-t-il expliqué. C’était étrange car, en tant que joueur, on attribue toujours la douleur à un problème mécanique. Quand on a découvert que c’était le cœur, cela m’a effrayé. » Voyant toujours le verre à moitié plein, le pilier s’est dit heureux d’être encore présent pour ses proches. Son quotidien est désormais rythmé par un suivi médical rigoureux, comprenant de la rééducation et des examens réguliers, probablement à vie. « Pour l’instant, je fais des prises de sang fréquentes. Je pratique des sports d’endurance, mais sans contact. Il faut rester raisonnable, bien manger et vivre calmement », a-t-il ajouté.
L’ancien joueur ne cache pas que l’ambiance du vestiaire, la préparation des matches et les moments de convivialité partagés dans le bus lui manquent. Déjà impliqué dans l’encadrement technique du Stade Rochelais en tant que responsable de la mêlée, parallèlement à son rôle de joueur, il peut désormais se consacrer pleinement à cette reconversion qui le maintient lié au rugby. « Ma méthode de travail n’a pas changé, a-t-il précisé. Simplement, je pense que l’équipe doit évoluer un peu plus par rapport au passé. » Il se souvient avoir déclaré que le métier de rugbyman est le plus beau du monde, et que continuer à œuvrer dans cet univers est une véritable opportunité. Un nouveau chapitre s’ouvre pour lui.

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