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Économie

Wall Street plie sous la pression des taux et de la tech

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La Bourse de New York a clôturé en baisse vendredi, freinée par la montée des rendements obligataires et un net repli des valeurs technologiques, mettant fin à une série de records.

L’indice Dow Jones a cédé 1,07%, tandis que le Nasdaq, riche en entreprises de la tech, a reculé de 1,54%. Le S&P 500, baromètre de la place américaine, a pour sa part abandonné 1,24%. Cette correction s’explique en premier lieu par la vive remontée du coût de la dette publique américaine, alimentée par la flambée des prix du pétrole. En fin de séance, le rendement des emprunts d’État à dix ans atteignait 4,60%, contre 4,48% la veille, un sommet inédit depuis près d’un an. Les échéances à deux et trente ans suivaient la même tendance.

Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient continuent d’alimenter les craintes sur les marchés. Alors que Donald Trump a évoqué des échanges encourageants avec Xi Jinping concernant le détroit d’Ormuz et des promesses de ne pas livrer d’armement à l’Iran, les déclarations officielles chinoises n’ont pas confirmé ces avancées. Cette absence de percée majeure entretient l’incertitude. Les investisseurs redoutent que les États ne soient contraints de déployer des mesures de soutien aux consommateurs pour amortir le choc de la hausse des prix de l’énergie, ce qui pèserait davantage sur les finances publiques.

Le marché boursier avait jusqu’à présent relativement bien ignoré ces préoccupations depuis le début du conflit impliquant les États-Unis et Israël contre l’Iran fin février. Mais le franchissement du seuil des 4,50% pour le rendement à dix ans a provoqué un malaise passager sur les indices. Dans le même temps, les valeurs technologiques, qui avaient soutenu la cote lors des séances précédentes, ont subi de plein fouet les ventes. Le secteur des semi-conducteurs a particulièrement souffert. Nvidia, première capitalisation mondiale, a chuté de 4,42%, Intel de 6,18%, AMD de 5,69% et Micron de 6,62%. La start-up Cerebras, qui avait pourtant connu une première séance euphorique avec une envolée de 68%, a cédé 10,08% à 279,72 dollars. Pour les analystes, ce recul s’explique davantage par la forte progression récente du secteur que par des craintes structurelles.

En revanche, Microsoft a été recherché, gagnant 3,55% à 423,95 dollars, après que l’investisseur activiste Bill Ackman a annoncé que son fonds Pershing Square avait acquis des actions du groupe, jugeant sa valorisation « très attractive ». La plateforme américaine de design collaboratif Figma a également bondi de 13,24% à 22,92 dollars, portée par des résultats trimestriels supérieurs aux attentes et une révision à la hausse de ses prévisions annuelles.

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