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Ubisoft confronté à la justice pour la suppression d’un jeu acheté par ses clients

_**L’association UFC-Que Choisir poursuit l’éditeur français, estimant que la désactivation de « The Crew » prive indûment les joueurs d’un bien pour lequel ils ont payé.**_
L’éditeur de jeux vidéo Ubisoft fait l’objet d’une action en justice intentée par l’UFC-Que Choisir. L’association de consommateurs reproche à la firme d’avoir rendu inaccessible le titre de course « The Crew » en coupant ses serveurs en ligne, une décision intervenue il y a deux ans. Elle dénonce à cette occasion des méthodes commerciales qualifiées de trompeuses et la présence de stipulations contractuelles qu’elle juge abusives.
Selon l’organisation, cette interruption de service équivaut à priver les utilisateurs de tout accès à un produit qu’ils ont acquis, sans que ceux-ci n’aient jamais été informés d’une éventuelle limite de durée de vie. L’assignation, déposée auprès du tribunal judiciaire de Créteil, conteste également la conception défendue par Ubisoft dans ses conditions générales. Celle-ci stipule que l’acquéreur ne bénéficierait que d’une licence d’utilisation, révocable à tout moment par l’éditeur, une clause considérée comme inacceptable par les plaignants.
Cette procédure s’inscrit dans un mouvement plus vaste de remise en question des pratiques de l’industrie. Une initiative citoyenne européenne, baptisée « Arrêtez de détruire les jeux vidéo », avait recueilli plus d’un million de signatures l’année dernière. Elle dénonce la tendance de certains éditeurs à interrompre les services en ligne de jeux anciens, les rendant de facto inutilisables pour leurs propriétaires.
Le cas de « The Crew », sorti en 2014 et qui avait rassemblé une large communauté de joueurs, est présenté comme un exemple particulièrement significatif sur le plan juridique. Bien que conçu comme un jeu en ligne, il proposait une campagne solo que les joueurs pouvaient théoriquement parcourir sans connexion permanente, une fonctionnalité désormais neutralisée.
La direction d’Ubisoft s’était précédemment justifiée en évoquant la lourdeur et le coût du maintien opérationnel des infrastructures en ligne sur le long terme. Elle avait rappelé que la fourniture de ces services n’était pas conçue pour être éternelle, une réalité mentionnée selon elle dans les conditions d’utilisation. L’éditeur avait souligné que cette problématique du vieillissement des jeux en ligne dépassait le cadre de sa seule société et concernait l’ensemble du secteur.

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TOM
31 mars 2026 at 22 h 48 min
il y avai 50 joueurs quand ubi afermé les serveur.