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Économie

Stellantis mise sur des mini-citadines électriques pour reconquérir l’Europe

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Le constructeur automobile va produire dès 2028 en Italie des petites voitures électriques bon marché, une réponse directe à la concurrence chinoise et à l’érosion de ses parts de marché sur le Vieux Continent.

Stellantis a officialisé mardi son intention de fabriquer à partir de 2028 des véhicules électriques compacts et abordables dans son usine de Pomigliano d’Arco, près de Naples. Ces modèles, destinés au marché européen, seront déclinés sous plusieurs marques du groupe, qui compte quatorze enseignes dont Peugeot, Citroën, Fiat, Opel ou encore Jeep. Le site italien a notamment accueilli la production de la Fiat Panda, symbole de la voiture populaire.

Cette annonce marque un tournant stratégique pour le groupe italo-franco-américain, qui a perdu du terrain en Europe depuis quatre ans en privilégiant des gammes plus haut de gamme. Stellantis entend ainsi renouer avec la tradition des mini-citadines accessibles, un segment qui avait progressivement disparu des catalogues des constructeurs européens. Le groupe promet un design novateur et des technologies électriques de pointe pour séduire une clientèle en quête de mobilité urbaine économique.

L’initiative intervient dans un contexte de pression accrue des constructeurs chinois, qui inondent le marché européen de voitures électriques à bas prix. Stellantis cherche également à rattraper son retard sur Renault, qui a déjà lancé plusieurs modèles électriques abordables depuis 2024, comme la R5 et la Twingo. Ces dernières se négocient aujourd’hui autour de 15 000 euros, primes et remises déduites, un seuil devenu le nouvel étalon du marché.

Le groupe mise sur des volumes importants pour regagner des parts de marché. Les analystes estiment que le prix catalogue de ces nouvelles e-cars pourrait se situer entre 10 000 et 15 000 euros, ce qui implique des coûts de production très maîtrisés. Cette stratégie s’inscrit aussi dans le cadre des exigences de Bruxelles, qui impose aux constructeurs une part croissante de véhicules électriques dans leurs ventes, avec un traitement plus favorable pour les modèles produits en Europe.

Stellantis espère ainsi répondre à la contraction du segment des petites voitures abordables, tout en offrant une solution de mobilité aux ménages modestes comme aux foyers aisés en quête d’un second véhicule. Cette orientation marque une rupture avec la tendance récente des constructeurs européens, qui avaient délaissé ce créneau au profit de modèles plus rentables.

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