Économie
Sanofi et Bristol Myers Squibb écopent d’une amfar record à Hawaï pour le Plavix

Les deux géants pharmaceutiques s’acquittent de 700 millions de dollars pour clore un litige sur les effets du médicament anticoagulant.
Les laboratoires Sanofi et Bristol Myers Squibb (BMS) ont conclu un accord financier avec l’État d’Hawaï afin de mettre fin à une longue bataille judiciaire concernant leur médicament star, le Plavix. Cette somme colossale de 700 millions de dollars vise à solder les accusations selon lesquelles les entreprises auraient dissimulé l’efficacité réduite du traitement pour certaines populations.
Les autorités hawaïennes reprochaient aux groupes pharmaceutiques de ne pas avoir suffisamment informé sur les limites du Plavix, notamment son action moins probante chez près de 30 % des patients, en particulier ceux d’origine asiatique ou océanienne. Or, ces communautés constituent une part significative de la démographie locale. L’accord, réparti équitablement entre Sanofi et BMS, évite ainsi de nouvelles procédures après des années de contentieux.
Cette décision intervient après une condamnation initiale en première instance à 916 millions de dollars, jugée excessive en appel. Les firmes avaient alors annoncé leur intention de contester ce verdict, avant d’opter finalement pour une transaction. Le tribunal avait estimé que les laboratoires avaient sciemment négligé d’approfondir les recherches sur les effets différenciés du médicament pendant plus de dix ans.
Le Plavix, commercialisé sous l’appellation générique clopidogrel, est un anticoagulant largement prescrit pour prévenir la formation de caillots sanguins. Malgré son utilisation répandue, les controverses autour de son efficacité variable selon les profils génétiques ont entaché sa réputation. Les autorités hawaïennes saluent cet accord comme une victoire majeure pour la protection des consommateurs, rappelant leur détermination à faire respecter la loi, quelle que soit la puissance des entreprises concernées.

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