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Radars vandalisés : une hémorragie financière et sécuritaire pour l’État
Chaque année, la destruction de centaines d’appareils coûte entre 20 et 40 millions d’euros aux contribuables, tout en fragilisant la prévention routière.
Sur les 4 700 radars fixes déployés sur le réseau routier français, près d’un sur sept est actuellement hors d’usage. Ce taux d’indisponibilité, jamais atteint, résulte d’une multiplication des actes de vandalisme ciblant ces équipements. Selon les autorités, environ 15 % des appareils ne sont plus en mesure de fonctionner, une situation particulièrement préoccupante dans les Bouches-du-Rhône. Aux alentours de Meyrargues, plusieurs dispositifs ont été incendiés à deux reprises en l’espace de quelques semaines, selon un mode opératoire récurrent : des branchages et des chiffons sont disposés autour du poteau avant d’être embrasés en pleine nuit. Les radars, totalement calcinés, demeurent alors inutilisables durant plusieurs semaines.
Les réactions des automobilistes oscillent entre condamnation et compréhension. Certains estiment que le maillage territorial est excessif et que l’implantation des appareils relève davantage d’une logique financière que d’une véritable politique de sécurité. Les forces de l’ordre ont lancé un appel à témoins pour identifier les auteurs de ces dégradations. Le phénomène ne se limite pas à la région provençale. Dans le Sud-Ouest, des séquences montrant des destructions de radars ont circulé sur les réseaux sociaux au cours de l’été 2025. Ces actes posent un problème majeur pour la sécurité routière. Des études nationales et européennes ont démontré que la présence de ces dispositifs modifie durablement le comportement des conducteurs sur les portions concernées, qu’il s’agisse d’automobilistes ou de motocyclistes.
Le remplacement d’un radar représente un coût considérable pour la collectivité. Selon la nature des dégâts, la facture peut varier de 500 euros pour une simple vitre brisée à 200 000 euros pour un appareil de dernière génération nécessitant une reconstruction complète. À l’échelle du pays, la note annuelle atteint ainsi 20 à 40 millions d’euros. Cette somme, détournée de son objectif initial, aurait pu être investie dans des actions de prévention ou dans l’amélioration des infrastructures. Les auteurs de ces destructions s’exposent à des sanctions pénales sévères, pouvant aller jusqu’à 75 000 euros d’amende et cinq ans d’emprisonnement. Lorsque les actes sont commis en groupe ou avec un visage dissimulé, les peines maximales grimpent à 100 000 euros et sept ans de réclusion.
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