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Le miel devra bientôt dévoiler ses origines sur l’étiquette

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À compter du 14 juin prochain, les pots de miel conditionnés en Europe et vendus en France devront indiquer avec précision leur provenance, une mesure destinée à renforcer la transparence face aux risques de fraude et à la multiplication des importations.

Face à une production mondiale en déclin, sous l’effet des aléas climatiques et de l’usage des pesticides, la demande de miel reste soutenue. Pour y répondre, des produits artificiels, souvent fabriqués en Asie, s’infiltrent sur le marché européen. Une fois importés dans l’Union, ces miels sont fréquemment mélangés à d’autres lots, ce qui rend leur traçabilité complexe et nuit à la qualité perçue par le consommateur. Pour remédier à cette situation, le Parlement européen a adopté en mai 2024 une directive surnommée « petit-déjeuner », visant à imposer un étiquetage plus rigoureux. L’objectif est de contrer les importations de miel frelaté en provenance de pays extérieurs à l’Union, en obligeant les conditionneurs à mentionner clairement le pays de récolte. Pour les assemblages, les origines devront être listées par ordre décroissant d’importance.

En France, où plus de 70 % des 46 000 tonnes de miel consommées chaque année sont importées selon FranceAgriMer, cette mesure est cruciale. Publiée au Journal officiel le samedi 25 avril 2026, la directive entrera en vigueur sur le territoire national à partir du 14 juin prochain. Cette obligation existait déjà depuis 2022 pour les pots conditionnés en France. Désormais, elle s’appliquera également à ceux préparés dans d’autres pays de l’Union européenne. Les produits ne respectant pas ces nouvelles règles, mais déjà étiquetés ou mis en vente avant cette date, pourront néanmoins être écoulés jusqu’à épuisement des stocks, précise le décret.

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