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Quand le salaire d’un international français tenait en un simple pari entre coéquipiers

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Fabien Barcella, ancien pilier du XV de France, a levé le voile sur ses revenus modestes du temps d’Auch, contrastant avec les enjeux financiers d’aujourd’hui.

L’ancien international français Fabien Barcella (20 sélections), qui a raccroché les crampons en 2017 après un passage à Grenoble, s’est confié récemment dans un podcast intitulé « La Cravate » sur l’évolution du rugby, en particulier sur la question salariale. Il a notamment dévoilé le montant qu’il percevait lorsqu’il évoluait à Auch entre 2006 et 2008, une époque où le professionnalisme n’avait pas encore totalement transformé le paysage financier du sport. Le natif d’Agen a expliqué avoir signé son premier contrat professionnel pour environ 1 000 à 1 200 euros par mois, une somme bien éloignée des standards actuels.

Ce décalage est apparu de manière flagrante lors de ses rassemblements avec l’équipe de France à Marcoussis. Barcella a raconté avoir été témoin de parties de cartes entre coéquipiers, où les mises atteignaient des montants vertigineux. « Je les voyais parier 500, 800, voire 1 000 euros, et je me suis dit : « Les gars, c’est mon salaire mensuel ! » », a-t-il confié. Cette anecdote illustre les disparités économiques qui existaient déjà au sein du groupe, certains joueurs provenant de clubs mieux dotés. Le pilier a ajouté qu’il avait eu la chance de gagner une partie, ce qu’il a comparé à un treizième mois.

Malgré des propositions de Perpignan et de Bayonne, c’est finalement au Biarritz Olympique que Barcella a poursuivi sa carrière, où il a passé près de six saisons et disputé 112 matchs. Il a reconnu que ses émoluments y étaient plus élevés, mais il a tenu à souligner que son passage à Auch reste un souvenir marquant. « On n’allait pas là-bas pour l’argent, mais pour ce que le club représentait : l’ambiance, le contexte, une équipe de Pro D2 qui visait la montée chaque année », a-t-il rappelé.

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