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Économie

Google dans le viseur de la justice britannique pour ses pratiques publicitaires

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Le géant américain fait l’objet d’une nouvelle action en justice au Royaume-Uni, accusé d’avoir abusé de sa position dominante sur le marché de la publicité en ligne, ce qui aurait artificiellement augmenté les coûts pour les annonceurs.

Une procédure collective a été engagée outre-Manche contre Google, visant des pratiques anticoncurrentielles dans le secteur de la publicité numérique. Les plaignants, représentés par le cabinet d’avocats KP Law, estiment que l’entreprise a privilégié ses propres services de publicité par affichage, comme les bannières sur les sites web, au détriment de ses concurrents. Cette stratégie aurait contraint les annonceurs britanniques à acquitter des tarifs plus élevés que ceux qui auraient prévalu dans un marché plus concurrentiel.

L’action, portée par l’avocat spécialiste du droit de la concurrence Adam Collinson, repose sur un mécanisme d’inclusion automatique. Tous les annonceurs basés au Royaume-Uni ayant eu recours à ces services depuis le 1er octobre 2015 sont potentiellement concernés, sauf s’ils décident de se retirer volontairement de la procédure. Les dommages-intérêts réclamés pourraient atteindre jusqu’à 3 milliards de livres sterling, soit environ 3,47 milliards d’euros.

Google n’avait pas répondu aux sollicitations dans l’immédiat. Cette nouvelle affaire s’ajoute à une série de procédures engagées contre le groupe au Royaume-Uni, dans l’Union européenne et aux États-Unis. L’an dernier, une autre action avait été lancée devant la justice britannique pour des motifs similaires. Par ailleurs, une procédure distincte, portée par des éditeurs de contenu en ligne et évaluée à 13,6 milliards de livres, a été validée en 2024 par la cour d’appel de la concurrence en vue d’un futur procès.

Aux États-Unis, le département de la Justice et plusieurs États accusent également Google de maintenir des positions monopolistiques sur le marché publicitaire. En Europe, la Commission a infligé une amende de 2,95 milliards d’euros à l’entreprise pour des pratiques jugées abusives, une sanction que Google a contestée en faisant appel.

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