Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

Berlin encaisse le choc des prévisions fiscales revues à la baisse

Article

le

Le gouvernement allemand anticipe un manque à gagner de près de 70 milliards d’euros d’ici 2030, imputé aux conséquences économiques du conflit en Iran et au choc énergétique mondial.

Le ministre allemand des Finances, Lars Klingbeil, a présenté jeudi des projections budgétaires nettement moins optimistes que celles établies à l’automne. Selon les chiffres officiels, les recettes fiscales cumulées de l’État fédéral, des Länder et des communes devraient être inférieures de près de 70 milliards d’euros sur la période 2026-2030 par rapport aux estimations antérieures. Pour la seule année en cours, la révision à la baisse atteint 17,8 milliards d’euros, une tendance qui devrait se poursuivre en 2027 avec une ampleur similaire.

Cette dégradation des perspectives fiscales traduit, selon le ministre social-démocrate, les perturbations durables infligées à l’économie allemande par la guerre en Iran. Dans un communiqué, Lars Klingbeil a dénoncé « la guerre irresponsable » menée par les États-Unis et le choc mondial des prix de l’énergie qui en découle, deux facteurs qui « freinent pour l’instant la dynamique économique positive ». Le vice-chancelier a souligné que ces éléments pèsent lourdement sur la reprise après trois années de stagnation.

Berlin ne table plus que sur une croissance réelle du produit intérieur brut de 0,5 % cette année et de 0,9 % en 2027. Pour la coalition dirigée par le conservateur Friedrich Merz, ces nouvelles estimations n’apportent « aucun soulagement dans le cadre de l’élaboration du budget » pour 2027, précise le texte officiel.

Malgré ce déficit de recettes, le gouvernement prévoit une augmentation sensible des investissements dans le prochain budget. Cette orientation devrait accroître le recours à l’endettement, avec un montant prévu de 110,8 milliards d’euros l’an prochain, et même 196,5 milliards d’euros si l’on intègre les dépenses issues de deux fonds extra-budgétaires dédiés l’un aux infrastructures et l’autre à la défense. Lars Klingbeil a affirmé que « l’objectif principal reste de préserver les emplois, d’en créer de nouveaux et de soutenir la croissance économique ».

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus