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Le grand chelem du mécontentement : Sinner dénonce le fossé entre revenus des tournois et prize money

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Le numéro un mondial italien rejoint la voix de Sabalenka pour critiquer la répartition des gains dans les tournois majeurs, menaçant d’une action collective.

Les efforts déployés par la directrice du tournoi parisien et la fédération française, jugés significatifs pour les premiers tours, n’ont pas suffi à apaiser les tensions. Après Aryna Sabalenka, c’est au tour de Jannik Sinner d’exprimer son mécontentement face aux sommes allouées aux joueurs lors des levées du Grand Chelem. Le leader du classement mondial s’est dit particulièrement déçu du prize money annoncé pour le prochain Roland-Garros.

À l’approche du Masters 1000 de Rome, où il vise un sixième titre consécutif, l’Italien a haussé le ton. Il estime que les athlètes apportent bien plus aux organisateurs qu’ils n’en reçoivent en retour, une situation qu’il qualifie de manque de respect. Cette critique ne vise pas uniquement l’élite, mais l’ensemble des compétiteurs et compétitrices. Sinner a révélé que la découverte des gains pour le tournoi parisien a été une déception pour beaucoup.

Le champion, qui a marqué l’histoire en remportant Indian Wells et Miami sans perdre un set, ne cache pas son amertume. Il espère que Wimbledon, dont le prize money sera dévoilé prochainement, fera preuve de davantage de générosité. Il s’étonne également qu’une lettre cosignée par les meilleurs joueurs et joueuses, envoyée il y a un an, n’ait toujours pas abouti à des changements concrets. Comparant cette situation à d’autres sports, il est convaincu qu’une telle démarche y aurait reçu une réponse rapide et une réunion de discussion.

Pour Sinner, la question financière est avant tout une question de respect, un sentiment qui fait cruellement défaut actuellement. Il comprend ainsi ceux qui évoquent un boycott, sans toutefois franchir ce pas pour l’instant. Il souligne que le problème perdure, mais que pour la première fois, une unité de vue semble exister parmi les joueurs. Selon lui, sans les athlètes, les tournois n’existeraient pas. Interrogé sur la possibilité de passer à l’action, l’Italien reste prudent, laissant l’avenir décider de la suite à donner à ce mouvement de contestation.

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