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Face à la flambée des prix à la pompe, Bercy incite les agents publics à travailler depuis leur domicile

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Le ministre de l’Action et des Comptes publics a adressé une circulaire aux membres du gouvernement pour encourager le recours au télétravail chez les fonctionnaires, afin de limiter l’impact de la hausse des carburants.

Confronté à l’envolée des prix du carburant, dont les causes sont notamment liées aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient, le ministère de l’Économie a pris une initiative inédite. Dans une note de service diffusée mardi, le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, a invité l’ensemble des administrations à favoriser le travail à distance pour leurs agents. Cette circulaire, dont le contenu a été relayé par plusieurs médias, vise à alléger le poids des dépenses énergétiques pour les fonctionnaires utilisant leur véhicule personnel pour se rendre sur leur lieu de travail.

Le document précise que les ministères sont appelés à examiner des « possibilités d’augmentation individualisées du recours au télétravail ». Pour un agent employé à temps plein, cette modalité ne pourra toutefois pas dépasser trois jours par semaine. Par ailleurs, le ministre a également demandé une « réduction immédiate des déplacements professionnels évitables ». Ces derniers devront être réservés aux missions jugées indispensables, qui ne peuvent être ni reportées ni réalisées à distance et qui garantissent la continuité des services de l’État.

Cette orientation gouvernementale suscite déjà des critiques. Dans un communiqué publié jeudi, la CGT Fonction Publique a dénoncé une mesure qu’elle juge insuffisante et contre-productive. Le syndicat estime que la limitation des déplacements professionnels risque d’entraver l’exercice des missions de service public. Il considère par ailleurs que le versement d’une indemnité carburant couplé à trois jours de télétravail ne constitue pas une réponse à la hauteur des difficultés rencontrées par les agents.

La classe politique s’est également emparée du sujet. Interrogé sur une chaîne d’information en continu, François-Xavier Bellamy, vice-président des Républicains et député européen, a jugé que cette initiative illustrait surtout l’incapacité de l’État à proposer des solutions structurelles de plus grande envergure.

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