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Perquisitions dans toute l’Europe : le RN visé par une enquête pour détournement de fonds européens

Des perquisitions ont été menées mardi dans plusieurs pays, dont la France, dans le cadre d’une enquête du parquet européen. Au cœur des soupçons : le…

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Perquisitions dans toute l'Europe : le RN visé par une enquête pour détournement de fonds européens

Des perquisitions ont été menées mardi dans plusieurs pays, dont la France, dans le cadre d’une enquête du parquet européen. Au cœur des soupçons : le Rassemblement national et ses anciens alliés du groupe Identité et Démocratie, accusés d’avoir détourné plus de 4 millions d’euros de fonds de l’UE.

Les policiers ont frappé à plusieurs portes, simultanément, dans quatre pays européens. En France, en Espagne, en Italie et en Belgique, des perquisitions ont été lancées mardi dans le cadre d’une enquête du Parquet européen. L’institution, chargée de lutter contre la fraude aux fonds de l’Union, soupçonne l’ancien groupe Identité et Démocratie (ID), où siégeait le parti d’extrême droite français, d’avoir utilisé l’argent européen à des fins personnelles ou politiques. Le président du RN, Jordan Bardella, a confirmé que des prestataires de communication de son parti avaient été ciblés, sans donner de noms.

L’enquête, ouverte en juillet 2025 après un signalement de la direction financière du Parlement européen, porte sur la période 2019-2024. Selon des documents qui ont fuité dans la presse, le RN et ses partenaires de l’ex-groupe ID, dont la Ligue de Matteo Salvini, auraient « indûment dépensé » plus de 4,3 millions d’euros. Une grande partie de cette somme aurait bénéficié à deux sociétés de communication liées à des proches de Marine Le Pen : Frédéric Chatillon, son ancien conseiller, et son épouse Sighild Blanc. Les agences e-Politic et Unanime sont dans le viseur des enquêteurs.

Ces perquisitions s’ajoutent à une série de procédures judiciaires qui encerclent le RN. Le 7 juillet, la cour d’appel de Paris doit se prononcer sur l’inéligibilité de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires européens. Par ailleurs, l’association anticorruption Anticor a déposé une plainte visant directement Jordan Bardella. Elle demande l’ouverture d’une information judiciaire pour des soupçons de travail fictif : Bardella aurait été assistant parlementaire de l’eurodéputé Jean-François Jalkh pendant quatre mois et demi en 2015. L’association réclame aussi une enquête pour faux sur les documents censés prouver son activité. Bardella dénonce un timing politique et affirme n’avoir « rien à se reprocher ».

Une autre enquête du parquet européen, révélée en mai dernier, porte sur l’utilisation de fonds européens pour former des cadres du RN à la communication médiatique, notamment pendant la campagne présidentielle de 2022. Jordan Bardella, alors président par intérim du parti, aurait bénéficié de ces formations. Les investigations avancent, et le parti d’extrême droite voit se multiplier les fronts judiciaires.

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