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Mondial: un grand jour pour le Qatar, une première pour le monde arabe

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Quatre ans après le sacre de la France, la planète football investit le Qatar pour sacrer son nouveau roi lors du premier Mondial organisé dans le monde arabe, traversé par les polémiques sur les droits humains, l’impact climatique ou les discriminations.

« Bienvenue à la Coupe du monde arabe », a titré le journal qatari arabophone Al-Sharq dimanche alors que l’effervescence montait dans le petit émirat, à quelques heures du match d’ouverture dans le stade Al Bayt, à Al Khor, entre le Qatar et l’Équateur (19h00 locales, 17h00 à Paris).

Des supporters étrangers, encore peu nombreux jusqu’à vendredi, sont venus se presser sur la Corniche, la promenade touristique longeant la baie de Doha. En centre-ville, devant la billetterie centrale où s’achètent les tickets pour les 64 matches du Mondial, ont grossi des files d’attente qui n’avaient plus été vues depuis l’ouverture des guichets à la mi-octobre.

Le premier vol commercial entre Israël et le Qatar, deux pays n’ayant pas de relations diplomatiques, a quitté dimanche Tel-Aviv pour Doha dans le cadre d’un programme spécial à l’occasion du tournoi.

Les personnalités continuent d’arriver, comme le président sénégalais Macky Sall ou le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane, à quelques heures d’une cérémonie d’ouverture censée rappeler celles des Jeux olympiques, « mêlant tradition qatarie et culture universelle ».

La tête d’affiche en est l’un des membres du célèbre groupe de K-pop sud-coréenne BTS, lors de cet événement inaugural programmé à partir de 17h40 locales (15h40 à Paris).

Benzema pas remplacé

Depuis 12 ans, le Qatar s’est préparé pour être capable d’accueillir 32 sélections et des centaines de milliers de fans qui vont débarquer dans cet émirat grand comme Chypre ou la grande région parisienne.

Lors de ce tournoi joué dans huit stades -dont sept sont sortis du désert pour l’occasion-, les habituels géants du ballon rond devraient encore se disputer le trophée, jusqu’à la finale du 18 décembre: Brésil, Argentine, France ou encore Angleterre, Allemagne et Espagne.

La France peut rêver d’imiter l’Italie (1934 et 1938) et le Brésil de Pelé (1958 et 1962), seuls pays à avoir conservé leur titre.

Ce sera toutefois sans le meilleur joueur du monde: tout frais Ballon d’Or, Karim Benzema a déclaré forfait samedi soir, blessé à une cuisse, laissant des Bleus déjà orphelins de Paul Pogba et N’Golo Kanté. Le Madrilène ne sera pas remplacé dans le groupe.

Les Sud-Américains en profiteront-ils? Depuis 20 ans et la victoire du Brésil (2002), les Européens se partagent les titres (Italie 2006, Espagne 2010, Allemagne 2014 et France 2018).

Star argentine qui conduit une équipe invaincue depuis 36 matches, Lionel Messi pense toutefois « que le Brésil, la France et l’Angleterre sont un peu au-dessus ».

Sorti de ce premier cercle, une victoire finale dans le superbe stade doré de Lusail, au nord de Doha, relèverait de l’exploit. Mais la Croatie, finaliste il y a quatre ans, reste un outsider. On peut aussi citer la Serbie, le Portugal de Cristiano Ronaldo (37 ans), l’Uruguay des vétérans Luis Suarez et Edinson Cavani (35 ans), voire le Sénégal, malgré l’absence de Sadio Mané.

D’autant que la donne pourrait changer car pour la première fois, le Mondial ne se joue pas lors de l’été boréal, afin d’éviter les chaleurs intenables (autour de 50°). La Fifa a décalé ce rendez-vous en pleine saison de clubs.

« Poudre aux yeux »

Si tous devraient donc être physiquement déjà bien dans le rythme, les pays entrent dans la compétition sans rodage.

Les exploits des footballeurs ne devraient toutefois pas suffire à éteindre les polémiques sur tous les sujets extras-sportifs qui embrasent ce Mondial depuis des mois, voire des années.

Droits humains des travailleurs ayant construit les somptueuses enceintes, environnement, avec un bilan carbone annoncé neutre mais que ses détracteurs qualifient « d’aberration », et discrimination des personnes, notamment des LGBTQ+: cette 22e édition est l’une des plus controversées de l’histoire.

Les autorités du petit émirat gazier sont régulièrement critiquées par les ONG pour leur traitement des travailleurs migrants, notamment dans les secteurs de la construction, de la sécurité et du travail domestique. Des accusations vigoureusement rejetées par les autorités qui soulignent avoir réformé les lois sur le travail.

Côté empreinte environnementale, la construction des stades et les transports par avion des supporters venus du monde entier sont en cause. Mais les stades plantés dans le désert rafraîchis par la climatisation aux heures les plus chaudes ont aussi choqué.

Le traitement des personnes LGBTQ+ est un autre sujet d’inquiétude dans un pays conservateur où l’homosexualité et les relations sexuelles hors mariage sont criminalisées.

Les autorités ont assuré qu’elles seraient accueillies sans discrimination mais la volte-face vendredi sur la vente d’alcool finalement interdite autour des stades fait craindre à certains d’autres revirements.

Infantino et les « hypocrites »

« Si ça veut dire que tout est re-discutable, quid de la sécurité des supporters LGBT, de la possibilité de soutenir son équipe en étant debout au stade, de la possibilité de s’embrasser dans la rue? », interroge Ronan Evain, directeur général de l’association Football Supporters Europe.

Après des mois de silence, le président de la Fifa, Gianni Infantino a répondu sur un mode offensif samedi: « Donner des leçons de morale -toujours dans le même sens-, c’est simplement de l’hypocrisie », a-t-il tancé, trouvant « profondément injuste » ces critiques.

« Pour ce que nous, les Européens, avons fait au cours des 3.000 dernières années, nous devrions nous excuser pour les 3.000 prochaines années avant de donner des leçons de morale aux autres », a-t-il proclamé.

Infantino avait déjà demandé à tous de « se concentrer sur le football ». Pas certain qu’il soit entendu.

L’Allemagne ou le Danemark ont répété que leurs capitaines, Manuel Neuer et Simon Kjaer, porteraient bien le brassard coloré « One Love » en faveur de l’inclusion et contre les discriminations, et non ceux dégainés par la Fifa, porteurs de messages plus consensuels.

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États-Unis: Donald Trump victime d’une tentative d’assassinat en Pennsylvanie

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États-Unis: Donald Trump victime d’une tentative d’assassinat en Pennsylvanie

Donald Trump, candidat à la présidence des États-Unis, a été blessé par un tir lors d’un meeting à Butler, Pennsylvanie. Touché à l’oreille, il a rapidement repris son discours sous les acclamations de ses partisans.

Donald Trump a été la cible d’une tentative d’assassinat lors d’un meeting à Butler, en Pennsylvanie. Alors qu’il venait de commencer son discours, un coup de feu a retenti dans l’assistance. Les agents de sécurité de l’ancien président se sont immédiatement interposés pour le protéger. Trump, malgré une blessure à l’oreille et le visage en sang, s’est relevé en levant le poing et en scandant « Fight ! Fight ! » sous les acclamations de ses partisans criant « USA ! USA ! ».

Évacué par ses agents de sécurité, Donald Trump a été examiné par un médecin sur place. La balle a traversé le haut de son oreille, comme il l’a confirmé sur son réseau social quelques heures après l’incident. Ses jours ne sont pas en danger. « Il est incroyable qu’un tel acte puisse se produire dans notre pays », a-t-il déclaré.

L’assaillant, identifié par le FBI comme Thomas Matthew Crooks, un jeune homme de 20 ans originaire de Bethel Park, a été tué par les forces de l’ordre. Selon les médias américains, il a tiré depuis un toit à l’extérieur du rassemblement. Un participant au meeting a également été tué et deux autres personnes blessées. Les services secrets américains et le FBI poursuivent leur enquête.

Cet incident a suscité une vague de soutien pour Donald Trump, malgré ses implications judiciaires, notamment l’affaire Stormy Daniels. De nombreuses personnalités, dont Joe Biden, Barack Obama et Elon Musk, ont réagi à cet événement.

Il s’agissait du dernier meeting de Donald Trump avant la convention républicaine, où il doit être officiellement investi candidat du Parti républicain face au président sortant, Joe Biden, pour l’élection de novembre. Trump a assuré qu’il participerait à la convention.

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USA : Joe Biden bataille pour sa candidature à un second mandat

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USA : Joe Biden bataille pour sa candidature à un second mandat

Joe Biden a bataillé de plus belle jeudi lors d’une longue conférence de presse, plutôt maîtrisée bien qu’obscurcie par des lapsus spectaculaires, mais sa candidature à un second mandat reste précaire. Le président américain avait à peine bouclé une heure d’échanges avec les journalistes que deux démocrates supplémentaires lui ont demandé de céder la place.

Cela augure-t-il d’une déferlante d’appels de ce genre? Les prochaines journées diront si Joe Biden a juste gagné un peu de temps avant un retrait que nombre de partisans disent inéluctable, ou s’il a endigué la révolte grondant dans son parti. « Je suis déterminé à être candidat, mais je pense qu’il est important d’apaiser les peurs », a-t-il reconnu, en promettant de faire campagne activement.

Ancien bègue, le président américain n’a jamais été un orateur flamboyant. Jeudi, il a parfois bafouillé ou peiné à finir ses phrases, mais aussi démontré sa maîtrise de dossiers internationaux notamment, sans notes ni prompteur. En clair, rien de comparable avec son débat calamiteux du 27 juin face à Donald Trump, lors duquel il était apparu très confus et fatigué.

Joe Biden a répété plusieurs fois vouloir « terminer le travail » engagé en 2020, et assuré qu’il serait toujours capable, s’il était réélu, de « gérer » les présidents chinois et russe, Xi Jinping et Vladimir Poutine, dans trois ans. « J’ai eu trois examens neurologiques intenses et conséquents » menés par un neurologue, le dernier « en février », a-t-il rappelé, et « ils disent que je suis en bonne forme ».

Il a une nouvelle fois balayé les mauvais sondages et affirmé qu’il était « le plus qualifié » pour l’emporter en novembre face à son prédécesseur républicain. « Il y a d’autres gens qui pourraient aussi battre Trump mais c’est terriblement difficile de partir de zéro », a-t-il lancé, à quatre mois du scrutin présidentiel.

Le dirigeant démocrate, dont l’acuité mentale et la résistance physique font l’objet de vifs débats, a seulement reconnu qu’il fallait qu’il « se ménage un peu plus ». Joe Biden, coutumier du fait, a aussi fait jeudi des lapsus spectaculaires, qui ont immédiatement fait la joie de son rival.

En réponse à la première question lors de la conférence de presse, il a dit: « Je n’aurais pas choisi le vice-président Trump pour être vice-président si je ne pensais pas qu’elle était qualifiée pour être présidente. » Il voulait évidemment évoquer la vice-présidente Kamala Harris. « Beau boulot, Joe, » a ironisé Donald Trump sur son réseau Truth Social. Joe Biden ne s’est pas repris, comme il l’avait fait peu avant, en commettant une autre bourde monumentale.

S’exprimant à l’occasion du sommet de l’Otan à Washington, il avait annoncé le « président Poutine » alors qu’il accueillait le chef d’État ukrainien Volodymyr Zelensky sur scène. « Et maintenant je veux passer la parole au président de l’Ukraine, qui a autant de courage qu’il a de détermination. Mesdames et messieurs, le président Poutine », a déclaré le président américain, avant de se reprendre quasiment immédiatement. « Je suis tellement concentré sur le fait de battre Poutine », s’est-il justifié.

De nombreux démocrates doutent que le président américain puisse encore sauver sa candidature, à quelques semaines de la convention d’investiture qui se tiendra du 19 au 22 août à Chicago. Certains l’ont déjà dit publiquement, sans que les appels à son retrait ne soient pour l’heure massifs, ou relayés par des ténors du parti.

Selon le New York Times, l’équipe de campagne de Joe Biden et de sa colistière Kamala Harris a commencé à mener discrètement des sondages sur les chances de la vice-présidente, âgée de 59 ans, face à Donald Trump. La chaîne CBS affirme elle que de nombreux parlementaires démocrates sont déjà prêts à demander publiquement un retrait, comme la dizaine d’élus qui l’ont déjà fait.

Dans un sondage Ipsos diffusé jeudi par le Washington Post et ABC, 67% des personnes interrogées estiment que le président américain devrait retirer sa candidature. Parmi les seuls électeurs démocrates, c’est aussi l’opinion majoritaire, à 56%.

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Brest refuse l’accès au voilier russe Shtandart en raison des sanctions européennes

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Brest refuse l'accès au voilier russe Shtandart en raison des sanctions européennes

La réplique d’une frégate russe du XVIIIᵉ siècle pourrait se voir refuser l’accès au port breton en raison des sanctions européennes.

Le navire russe Shtandart, une réplique d’une frégate du XVIIIᵉ siècle, pourrait se voir refuser l’accès au port de Brest lors des fêtes maritimes prévues du 12 au 17 juillet. Bien que l’événement attire chaque année des milliers de spectateurs, l’application des sanctions européennes contre la Russie, étendues depuis le 24 juin aux « navires répliques historiques », menace la participation de ce trois-mâts de 34 mètres de long.

Le Shtandart, parti de La Rochelle jeudi dernier, doit accoster à Brest malgré un arrêté de la préfecture interdisant son entrée. Le capitaine du navire, Vladimir Martus, se dit déterminé à tenter d’accoster, malgré les interdictions. « Nous allons entrer à Brest avec le voilier français Belem et d’autres bateaux (…) Je ne sais pas si la police va m’arrêter ou pas, mais je vais essayer », a-t-il déclaré.

Le navire, arborant désormais le pavillon des Îles Cook après avoir abandonné celui de la Russie à la demande des autorités françaises, suscite la polémique depuis des mois. Le capitaine Martus, qui se présente comme un dissident au régime russe, affirme œuvrer pour « l’amitié entre les peuples de toutes les nations » et a exprimé son soutien à la « lutte héroïque » des Ukrainiens contre l’agression russe, qualifiant Vladimir Poutine de « dictateur ».

Malgré ces déclarations, une source proche du dossier indique que le Shtandart ne devrait pas être autorisé à approcher de Brest, sauf pour une escale technique. Cette décision est soutenue par certains opposants au navire, qui contestent les intentions du capitaine. Bernard Grua, animateur du collectif « No Shtandart In Europe », accuse Martus de ne jamais critiquer la Russie sur les réseaux sociaux, affirmant que ses propos relèvent du « langage du FSB (ex-KGB) ».

Mardi après-midi, une trentaine de détracteurs du Shtandart se sont rassemblés devant la mairie de Brest, brandissant des drapeaux ukrainiens et des pancartes telles que « Russia go home » et « Shtandart: espion russe ». Ils ont également exprimé leur soutien au préfet du Finistère pour sa décision de tenir le navire à distance.

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