Société
Mélenchon suscite l’indignation après des propos sur « Epstein » qualifiés d’antisémites

_**La classe politique, de la gauche à la majorité présidentielle, a condamné avec fermeté les déclarations du leader de La France insoumise, prononcées jeudi soir lors d’un meeting à Lyon.**_
Une controverse majeure secoue le paysage politique à la suite d’une intervention publique de Jean-Luc Mélenchon. Le fondateur de LFI, lors d’un rassemblement électoral à Lyon, a tenu des propos ironiques sur la prononciation du nom « Epstein », déclenchant une vague de réprobations et des accusations d’antisémitisme.
Devant son auditoire, le dirigeant insoumis a feint de se corriger en prononçant « Epstine », avant d’ajouter, sur un ton moqueur, que l’on devrait dès lors dire « Einstine » ou « Frankenstine ». Cette sortie, accueillie par des rires dans la salle, a été perçue comme une allusion à des stéréotypes antisémites liant les noms à consonance juive à des complots.
Les réactions ont fusé de toutes parts. Le président du Crif, Yonathan Arfi, a dénoncé un « délire complotiste aux vrais relents antisémites ». Au sein de la classe politique, les condamnations ont été quasi-unanimes, transcendant les clivages partisans. L’ancien président François Hollande a estimé que Jean-Luc Mélenchon avait « fini par verser dans les formules antisémites les plus insupportables ». Le député Frédéric Valletoux a parlé d’une « fuite en avant malsaine et folle », tandis que le sénateur communiste Pierre Ouzoulias a affirmé que le leader de LFI était effectivement antisémite.
Face à cette levée de boucliers, la défense de La France insoumise s’est organisée. Le député Manuel Bompard a balayé l’affaire en la qualifiant de « polémique ridicule ». Jean-Luc Mélenchon, pour sa part, a contre-attaqué en accusant ses détracteurs de vouloir « tout ramener » à la question de l’antisémitisme pour mieux faire taire son mouvement. Il a dénoncé une « brutalisation de la vie politique » visant, selon lui, à susciter la violence contre les Insoumis.
Cet épisode intervient dans un contexte déjà tendu, ravivant un débat récurrent sur la ligne et les formulations employées par la formation de gauche radicale. Les critiques estiment que ces propos franchissent une ligne rouge, quand les soutiens de Jean-Luc Mélenchon y voient une instrumentalisation politique destinée à le discréditer.

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