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Médecins en colère : une grève nationale contre la loi Garot

Les généralistes français ferment leurs cabinets ce lundi 28 avril et manifesteront massivement le lendemain pour protester contre une réforme controversée de leur exercice.
Un mouvement social inédit secoue la profession médicale. Ce lundi, les médecins généralistes observeront une grève exceptionnelle avec fermeture des cabinets, suivie d’une journée nationale de manifestations mardi. Cette mobilisation sans précédent vise à obtenir l’abandon du projet de loi Garot, adopté début avril contre l’avis du gouvernement, qui remet en cause leur liberté d’installation.
Le texte législatif, destiné à lutter contre les déserts médicaux, cristallise les tensions. Pour les praticiens, il représente une atteinte fondamentale à leur indépendance professionnelle. La contestation unit l’ensemble de la profession, des jeunes internes aux syndicats historiques, dénonçant une mesure jugée inefficace et autoritaire face aux inégalités territoriales d’accès aux soins.
En réponse à la grogne croissante, le Premier ministre a tenté d’apaiser les esprits en proposant un dispositif alternatif. Son plan prévoit d’imposer jusqu’à deux jours mensuels de consultations dans les zones sous-dotées, avec des incitations financières pour les volontaires et des sanctions pour les récalcitrants. Une solution présentée comme capable de redistribuer près de 30 millions de consultations vers les territoires carencés.
Mais cette concession n’a pas suffi à désamorcer la crise. Les médecins maintiennent leur mouvement, estimant que le gouvernement s’attaque aux symptômes plutôt qu’aux causes profondes de la désertification médicale. Avec six millions de Français privés de médecin traitant, le débat dépasse la simple question des modalités d’exercice pour interroger l’ensemble du modèle de santé territorial.

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