Faits Divers
Marine Le Pen condamnée : le RN dénonce une « tyrannie judiciaire » et mise sur l’appel


La présidente du Rassemblement national, frappée par une peine d’inéligibilité, promet une bataille juridique et politique, tandis que son parti mobilise ses soutiens.
Le Rassemblement national (RN) a vivement réagi à la condamnation de Marine Le Pen, qualifiant la décision de justice de « tyrannie des juges ». La leader d’extrême droite, déclarée inéligible pour malversations financières, a immédiatement annoncé son intention de faire appel, avec une décision attendue pour l’été 2026, soit avant la prochaine présidentielle.
Lors d’une réunion de groupe ouverte à la presse, Marine Le Pen a fustigé « le système » pour avoir, selon elle, dégainé « la bombe nucléaire » afin de l’écarter du scrutin. « Ils utilisent cette arme parce que nous sommes proches de la victoire », a-t-elle martelé, appelant ses partisans à ne pas se laisser intimider. Son parti organise d’ailleurs un meeting de soutien dimanche à Paris, tandis qu’une pétition en sa faveur aurait recueilli 300 000 signatures en 24 heures.
Du côté des institutions, les réactions sont contrastées. Si François Bayrou a exprimé des « interrogations » sur l’application immédiate de la peine, le procureur général près la Cour de cassation a défendu une justice « apolitique », rappelant que le verdict était issu d’un procès équitable après des années d’instruction. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a quant à lui plaidé pour un examen rapide de l’appel.
Sur le plan international, Marine Le Pen bénéficie du soutien de plusieurs figures conservatrices, dont Viktor Orban, Giorgia Meloni et Donald Trump, ce dernier comparant son cas à ses propres démêlés judiciaires. En France, la condamnation divise : Jean-Luc Mélenchon estime que seul le peuple devrait destituer un élu, tandis que les socialistes dénoncent une instrumentalisation dangereuse de l’opposition entre justice et démocratie.
Malgré les critiques, le RN assure que rien ne l’empêchera d’aller « jusqu’à la victoire ». Marine Le Pen, condamnée à quatre ans de prison (dont deux avec sursis) et 100 000 euros d’amende, compte également saisir le Conseil constitutionnel et la CEDH pour contester son inéligibilité. Une bataille judiciaire et médiatique qui s’annonce longue.





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