Économie
L’ultime pari de François Bayrou pour sauver son gouvernement


Le Premier ministre engage une course contre la montre pour obtenir la confiance des députés, face à un rejet quasi unanime des oppositions et un risque majeur de renversement.
François Bayrou entame ce mardi une séquence décisive pour la survie de son exécutif. Le chef du gouvernement s’adressera à la CFDT dans le cadre d’une opération de dernière chance, alors que son autorité est sérieusement compromise par le rejet de son plan d’économies budgétaires et par la perspective d’un vote de défiance programmé le 8 septembre. La convocation d’une session parlementaire extraordinaire à cette date marque une tentative risquée pour légitimer sa politique avant d’en négocier les modalités.
Les réactions des formations politiques ne laissent que peu d’espoir à Matignon. Du Rassemblement national à La France insoumise, en passant par le Parti socialiste et les écologistes, l’ensemble des groupes d’opposition a d’ores et déjà annoncé son intention de voter contre la déclaration de politique générale. Même les socialistes, avec lesquels un compromis était espéré, ont fermé la porte à toute alliance. Sans revirement notable, la France pourrait se retrouver sans gouvernement dans moins de quinze jours.
Cette instabilité institutionnelle nourrit des inquiétudes économiques tangibles. Les marchés financiers ont réagi négativement à l’annonce de la tenue du vote de confiance, avec un recul de la Bourse de Paris et une hausse des taux d’emprunt français. Le climat social n’est pas moins tendu. Les syndicats, hostiles aux mesures envisagées – dont la suppression de deux jours fériés –, étudient les modalités d’une mobilisation, tandis qu’un appel à bloquer le pays circule activement sur les réseaux sociaux.
Dans ce contexte extrêmement volatile, le Premier ministre mise sur le dialogue social pour convaincre de la nécessité d’un redressement des finances publiques. Son intervention devant le Medef jeudi et sa présence à la Foire de Châlons vendredi s’inscrivent dans cette stratégie de persuasion. Reste que l’échec du recent « conclave » sur les retraites et le scepticisme persistant des partenaires sociaux rendent l’exercice périlleux. L’issue des prochains jours pourrait profondément remodeler le paysage politique national.





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TOUFOULECAM
26 août 2025 at 6 h 27 min
1 er ministre depuis 9 mois, qu’a t’il fait, sinon s’assurer une retraite de 1 er ministre avec les avantages qu’il voulait soi disant supprimer.
Il nous a mené en bateau avec le commandant en jet ski qui était parti avec la barre et le cap.