Monde
Londres sous tension après l’arrestation de 200 manifestants pro-palestiniens


Une mobilisation massive en faveur de Palestine Action, groupe interdit par les autorités britanniques, a donné lieu à des interpellations massives au cœur de la capitale.
Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées samedi devant le Parlement britannique pour exiger la levée de l’interdiction frappant Palestine Action, mouvement classé comme organisation terroriste depuis juillet dernier. Les forces de l’ordre ont procédé à l’arrestation de 200 participants, selon un communiqué publié sur les réseaux sociaux par la police métropolitaine.
Les manifestants, brandissant des banderoles proclamant « Libérez la Palestine » ou « S’opposer au génocide n’est pas un crime », ont occupé Parliament Square sans incident majeur. Certains, interpellés pour avoir affiché leur soutien au groupe dissous, ont été emmenés sans résistance sous les applaudissements de la foule.
Parmi les personnes arrêtées figuraient des profils variés, dont une septuagénaire venue de Bristol et un Londonien en fauteuil roulant. « C’est une obligation morale d’être ici », a déclaré l’une des participantes, souhaitant garder l’anonymat. Les autorités avaient prévenu en amont des risques judiciaires encourus par ceux qui exprimeraient publiquement leur appui à l’organisation proscrite.
Le gouvernement britannique justifie cette interdiction en invoquant des actions violentes attribuées à Palestine Action, notamment des dégradations sur des installations militaires. La ministre de l’Intérieur a affirmé détenir des « éléments préoccupants » sur les activités du collectif. En réaction, des organisations comme Defend Our Juries dénoncent une tentative de museler les voix critiques envers la politique étrangère du Royaume-Uni.
Cette mobilisation intervient dans un contexte international marqué par le conflit israélo-palestinien, dont les répercussions continuent de diviser l’opinion publique. Les poursuites engagées contre les sympathisants de Palestine Action pourraient s’étendre, avec des peines allant jusqu’à quatorze ans de prison pour appartenance à une organisation interdite.





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