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L’ombre du terrorisme plane sur le procès de l’agresseur d’Yvan Colonna
La justice française a ordonné la tenue d’un procès pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste à l’encontre de Franck Elong Abé, accusé d’avoir mortellement agressé le militant indépendantiste corse Yvan Colonna en détention.
Plus de quatre années après les faits survenus au sein de l’établissement pénitentiaire d’Arles, la magistrature a pris une décision majeure dans ce dossier sensible. Deux juges d’instruction ont signé une ordonnance de mise en accusation, renvoyant Franck Elong Abé devant une cour d’assises spécialement constituée pour y répondre d’assassinat commis en lien avec une entreprise terroriste. Le 2 mars 2022, Yvan Colonna, qui purgeait une peine de réclusion criminelle à perpétuité pour l’assassinat du préfet Claude Érignac, avait été sauvagement attaqué dans sa cellule. Il avait succombé à ses blessures le 21 mars suivant à l’hôpital de Marseille.
Dans le document judiciaire rendu public le 27 avril, les magistrats instructeurs estiment que le décès est la conséquence directe des violences extrêmes infligées par l’accusé. Ils décrivent une agression d’une rare brutalité, marquée par des coups portés avec une grande violence, suivis d’une phase d’étouffement prolongée. Cette qualification pénale rejoint la position du parquet national antiterroriste, qui avait déjà requis un renvoi devant la cour d’assises sur ce fondement juridique précis.
Cependant, la décision de ne pas retenir la qualification d’association de malfaiteurs terroriste suscite de vives critiques de la part des proches de la victime. Ces derniers contestent fermement la thèse d’un acte isolé et pointent plusieurs zones d’ombre dans l’enquête. Ils évoquent notamment les déclarations de l’accusé lui-même, qui a affirmé avoir été manipulé par les services de renseignement français. Franck Elong Abé avait adressé un courrier à une magistrate en février 2024, dans lequel il mettait en cause la Direction générale de la sécurité intérieure et d’autres services de l’État, les accusant de l’avoir instrumentalisé pour commettre son geste. Ces allégations ont été formellement démenties par les autorités concernées. Les parties civiles s’interrogent également sur les conditions de détention de l’agresseur, sa liberté de circulation au sein de la prison et le dysfonctionnement de la vidéosurveillance le jour du drame. La justice n’a pas retenu, à ce stade, l’existence d’une complicité ou d’une entente plus large, mais a confirmé l’organisation d’un procès sur la base de la qualification la plus grave retenue dans le dossier.
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