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Léon XIV quitte les Canaries à bord du jet du roi d’Espagne

L’avion du pape tombe en panne juste avant le décollage. Un contretemps qui n’a pas gâché un voyage intense consacré aux migrants et aux violences dans…

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Léon XIV quitte les Canaries à bord du jet du roi d'Espagne

L’avion du pape tombe en panne juste avant le décollage. Un contretemps qui n’a pas gâché un voyage intense consacré aux migrants et aux violences dans l’Église.

Le départ devait être tranquille. Le pape Léon XIV monte dans l’avion qui doit le ramener à Rome depuis Tenerife. Il salue une dernière fois les autorités espagnoles sur le tarmac. Puis, quelques minutes plus tard, il redescend. Problème technique. Un moteur refuse de s’allumer. Le souverain pontife doit attendre. Finalement, c’est à bord du Falcon royal mis à disposition par le roi Felipe VI qu’il décolle, vers 17h10 GMT, avec une partie de son équipe. Le reste de la délégation, journalistes et membres du clergé, devra patienter pour un autre vol affrété par Iberia. Une fin de séjour imprévue mais sans gravité.

Ces sept jours en Espagne resteront marqués par autre chose que cette panne. À Madrid, plus d’un million et demi de fidèles se sont rassemblés pour une messe en plein air. À Barcelone, le pape a béni la plus haute tour de la Sagrada Familia, à l’occasion du centenaire de la mort d’Antoni Gaudí. Aux Canaries, il a lancé un bouquet de fleurs dans l’océan pour rendre hommage aux milliers de migrants morts en tentant la traversée depuis l’Afrique. Un geste fort, en écho à son discours au Parlement espagnol où il a parlé de « drame tragique » de la migration.

Car c’est bien le sort des migrants qui a été le fil rouge de ce voyage. Léon XIV, comme son prédécesseur François, défend une ligne d’accueil. Il a insisté sur la nécessité d’une « réponse coordonnée » face à l’indifférence du monde et aux mafias qui exploitent les routes migratoires. Il a aussi rencontré six victimes de violences sexuelles dans l’Église, promettant des efforts supplémentaires contre ce « fléau ». Dans un centre d’accueil, il a lancé une formule simple et puissante : « Nous sommes tous, d’une certaine manière, des migrants. » Et il a rappelé que la dignité humaine n’a pas de passeport, appelant migrants et pays d’accueil à faire leur part sur le « chemin réciproque » de l’intégration. Un message qui résonne fort alors que l’Espagne fait figure d’exception en Europe avec sa politique migratoire plus libérale.

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