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Une loge maçonnique, des élus agressés, un mort comment une vengeance locale a dérapé en crime organisé

Au tribunal de Paris, le procès Athanor explore les racines d’une dérive criminelle née dans une petite ville du Val-de-Marne. Rivalités politiques…

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Une loge maçonnique, des élus agressés, un mort comment une vengeance locale a dérapé en crime organisé

Au tribunal de Paris, le procès Athanor explore les racines d’une dérive criminelle née dans une petite ville du Val-de-Marne. Rivalités politiques, amitiés fraternelles et mensonges en série ont transformé des intimidations en meurtre.

Tout a commencé à Saint-Maur-des-Fossés au milieu des années 2010. Deux hommes d’une loge maçonnique des Hauts-de-Seine imaginent un contrat pour faire peur à un élu local, Sylvain Berrios. L’objectif est simple le faire taire ou le faire plier. Dans le même temps, un autre élu est roué de coups dans son jardin par des hommes cagoulés. On le prend en photo le visage en sang, allongé par terre. Ces violences ne sont que la partie émergée de l’iceberg. La cour d’assises de Paris doit juger aujourd’hui 26 crimes et 86 délits, dont le meurtre d’un pilote automobile amateur et deux tentatives d’assassinat.

Au cœur de l’affaire, Frédéric Vaglio veut venger sa compagne, directrice de cabinet du maire de la ville, visée par des accusations de fausses factures. Il se confie à son « frère de loge », Daniel Beaulieu, un ancien agent de la DCRI. Ce dernier accepte de l’aider au nom d’une amitié maçonnique bien particulière. Ensemble, ils évoquent un contrat « allant de la chaise roulante au cercueil ». Frédéric Vaglio minimise aujourd’hui devant les juges il parle d’une simple discussion, d’un coup de colère. Mais il admet avoir mis le doigt dans un engrenage fatal. Daniel Beaulieu, lui, reconnaît s’être perdu. Il explique avoir recruté Sébastien Leroy, un ancien agent de sécurité, en lui faisant croire qu’il travaillait pour l’État. Le jeune homme, qui encourt la perpétuité, a exécuté les missions sans savoir qu’il agissait pour des comptes privés.

Aujourd’hui, les accusés se renvoient la responsabilité. Sébastien Leroy accuse Dylan Bilheude d’avoir participé à l’agression de l’un des élus. Ce dernier clame son innocence depuis cinq ans et demi. Des images de vidéosurveillance montrent Sébastien Leroy avec un complice, mais le visage est flouté. L’avocate générale affirme reconnaître Dylan Bilheude sur la photo, ce qu’il qualifie de « folie ». Le procès doit s’achever le 17 juillet. Vingt-deux personnes sont jugées pour cette mécanique criminelle partie d’une simple rancune politique.

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