Culture
Le Crif exige l’annulation du concert de Kneecap à Rock en Seine

Le Conseil représentatif des institutions juives de France réclame la déprogrammation du groupe nord-irlandais, accusé de soutenir le Hezbollah et de tenir des propos jugés inacceptables.
Le festival Rock en Seine se trouve au cœur d’une polémique concernant la programmation du groupe Kneecap, dont la performance est prévue ce dimanche à Saint-Cloud. Le Crif a publiquement demandé aux organisateurs de retirer le trio de l’affiche, estimant que sa présence constituerait une insulte envers les victimes françaises du Hamas et du Hezbollah.
Le président du Crif a vivement critiqué le maintien du concert, affirmant que les organisateurs transformeraient l’événement en « festival de la honte » s’ils persistaient dans leur choix. Il a rappelé qu’aucune plateforme ne devrait être offerte à des artistes suspectés de faire l’apologie du terrorisme, malgré le principe de la liberté d’expression.
Le groupe Kneecap, originaire d’Irlande du Nord, a récemment gagné en notoriété en utilisant ses prestations scéniques pour défendre la cause palestinienne. Lors du festival de Glastonbury, il avait qualifié Israël d’ »État criminel de guerre ». L’un de ses membres fait actuellement l’objet de poursuites judiciaires au Royaume-Uni pour infraction terroriste après avoir brandi un drapeau du Hezbollah lors d’un concert londonien.
Face à cette controverse, la ville de Saint-Cloud a décidé de retirer sa subvention de 40 000 euros accordée au festival, une décision sans précédent. La Région Île-de-France a pour sa part confirmé l’annulation de son soutien financier pour l’édition 2025, bien que cette mesure reste symbolique au regard du budget global de l’événement.
Les organisateurs de Rock en Seine affirment avoir engagé un dialogue avec l’équipe du groupe afin de clarifier leurs positions et se disent rassurés quant au déroulement du concert. Le ministre de l’Intérieur a pour sa part averti que toute provocation ou appel à la haine ferait l’objet de sanctions judiciaires immédiates.
Propriété du géant américain AEG et du groupe Combat de Matthieu Pigasse, le festival défend le principe de liberté de création, tout en assurant veiller au respect des valeurs républicaines.

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