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L’anesthésiste Frédéric Péchier invoque une période de solitude du patient pour contester les charges

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L’accusé a présenté une nouvelle version des faits, affirmant que le patient aurait été laissé sans surveillance pendant vingt minutes. Cette déclaration, inédite après huit années d’enquête, a suscité l’étonnement de la cour.

Lors de la reprise du procès de Frédéric Péchier, l’ancien anesthésiste a modifié son récit concernant les circonstances entourant l’incident survenu en janvier 2017. Alors que la thèse de l’accusation repose sur l’idée qu’il aurait profité du départ d’une infirmière pour administrer une substance toxique, le prévenu a soutenu pour la première fois que le patient était resté seul dans la salle d’opération pendant une vingtaine de minutes. Selon lui, après avoir demandé à sa collègue de prendre une pause, il aurait lui-même quitté les lieux pour signaler la découverte de poches de perfusion perforées.

La présidente de la cour d’assises a immédiatement relevé l’absence de cette version dans les précédents interrogatoires et les écoutes téléphoniques, où l’intéressé affirmait au contraire qu’une présence constante était assurée auprès du patient. L’avocate générale a pour sa part questionné la cohérence de ce nouveau scénario, suggérant qu’il semblait évoluer en fonction des éléments du dossier.

Les représentants des parties civiles ont exprimé leur scepticisme, qualifiant cette assertion de tentative de se créer un alibi. L’un d’eux a notamment regretté l’absence de parole de compassion de l’accusé envers les victimes présumées.

Par ailleurs, Frédéric Péchier a de nouveau rejeté l’idée d’avoir utilisé des patients comme moyen de nuire à des confrères, une hypothèse avancée par l’accusation pour expliquer une série d’intoxications survenues entre 2008 et 2017. Il a en revanche laissé entendre qu’un autre médecin, intervenu lors de la prise en charge du patient, pourrait être impliqué, pointant du doigt la rapidité avec lequel celui-ci avait identifié la nature du toxique. La défense de ce dernier a rappelé que le diagnostic avait été établi de manière collective.

Le verdict dans cette affaire, où Frédéric Péchier encourt la perpétuité, est attendu pour le 19 décembre.

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