Faits Divers
L’ancien édile stéphanois forme un recours contre sa condamnation
_**L’appel a été déposé dans les délais par Gaël Perdriau et deux autres condamnés, peu après que le parquet a lui-même fait de même, relançant ainsi la procédure judiciaire.**_
L’ancien maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau, ainsi que deux autres hommes reconnus coupables dans une affaire de chantage, ont contesté leur condamnation. Le parquet de Lyon a confirmé le dépôt de ces recours, intervenu avant l’expiration du délai légal de dix jours suivant le verdict. Le ministère public avait préalablement fait appel de la décision.
Le tribunal correctionnel de Lyon avait, début décembre, prononcé des peines d’emprisonnement ferme à l’encontre des quatre prévenus. L’ancien édile a écopé de quatre années de détention, tandis que ses deux co-condamnés, un ancien adjoint et un proche de ce dernier, ont été condamnés à trois ans. Le quatrième homme, un ancien directeur de cabinet ayant reçu une peine de deux ans, n’a pas interjeté appel.
Les magistrats ont retenu la culpabilité des accusés pour avoir ourdi un complot visant à filmer à leur insu un rival politique en situation intime, puis à utiliser cet enregistrement à des fins de pression. Le financement de cette opération aurait impliqué des deniers publics. En raison de la nature particulièrement grave des faits, le tribunal a assorti les peines d’un mandat de dépôt à exécution immédiate, une mesure qui reste applicable malgré la procédure d’appel. L’ancien maire doit ainsi se présenter prochainement pour être informé des modalités de son incarcération.
Dans les motivations de son jugement, la juridiction a indiqué ne pas avoir été convaincue par les déclarations de l’ancien premier magistrat, qui persistait à nier toute implication. Le tribunal a estimé que M. Perdriau avait été le principal bénéficiaire de l’opération de chantage, décrivant un individu « jaloux de son autorité » et animé par un « puissant désir de contrôle » au sein de l’administration municipale.
Les juges ont également relevé une absence de remise en question de la part de l’ancien élu, notant qu’il semblait « encore aveuglé » par des considérations politiques et par son appétit de pouvoir. Ils ont considéré que les agissements avaient porté une atteinte sévère aux principes démocratiques, justifiant ainsi la prononciation d’une peine d’inéligibilité prenant effet sans délai. La décision stipulait qu’il n’était pas concevable que l’intéressé puisse conserver son mandat.
Gaël Perdriau a depuis quitté ses fonctions. La gestion de la commune est désormais assurée par son ancien premier adjoint, récemment élu pour exercer l’intérim jusqu’aux prochaines élections municipales.
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