Économie
La RATP renoue avec les bénéfices, mais le trafic résiste à un retour complet à la normale

Le groupe de transports publics a réalisé un net redressement de ses comptes en 2025, grâce à une revalorisation de sa rémunération et des gains de productivité. La fréquentation, bien qu’en légère hausse, demeure toutefois inférieure à son niveau d’avant-pandémie.
Le groupe RATP a clos l’exercice 2025 sur une solide performance financière, enregistrant un bénéfice net de 217 millions d’euros. Ce résultat marque un retournement significatif après deux années de pertes. Le chiffre d’affaires a parallèlement progressé de onze pour cent, atteignant près de 7,9 milliards d’euros. Cette amélioration est attribuée à une revalorisation des compensations versées par l’autorité organisatrice des transports en Île-de-France et à une optimisation des coûts opérationnels.
La direction souligne que ces chiffres confirment la solidité des fondamentaux économiques du groupe et le redressement de sa performance. La qualité de service, en nette amélioration, a également contribué à ces résultats positifs via un système de bonus, générant un gain supplémentaire de 28 millions d’euros.
Côté fréquentation, l’activité a connu une légère augmentation de 1,7% sur le réseau francilien, portée notamment par deux lignes de métro et une réforme tarifaire avantageant les longs trajets. Malgré cette progression, le nombre total de voyages reste inférieur de neuf pour cent par rapport à l’année 2019. Cette persistance d’un écart s’explique principalement par l’ancrage du télétravail, qui a durablement modifié les habitudes de déplacement, et dans une moindre mesure par le développement des mobilités actives comme la marche ou le vélo.
Les investissements du groupe, qualifiés de massifs, ont connu un repli de 24% en 2025 après une année 2024 exceptionnelle, marquée par l’achèvement de grands chantiers à l’approche des Jeux Olympiques. Par ailleurs, la RATP a publié son premier rapport de durabilité, mettant en avant une réduction de ses émissions de CO2 plus rapide que prévu, avec une baisse de quarante pour cent depuis 2019. Cette accélération est largement due au programme de renouvellement et de verdissement de sa flotte de bus. Fin 2025, sur les 4 600 véhicules en circulation, près des trois quarts utilisaient déjà des énergies alternatives au diesel fossile.

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