Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

La détente espérée s’éloigne et Wall Street repasse dans le rouge

Les places européennes ont clos la séance dans le vert mardi, le temps d’un espoir vite retombé sur une sortie de crise au Moyen-Orient. Les mots lâchés à…

Article

le

La détente espérée s'éloigne et Wall Street repasse dans le rouge

Les places européennes ont clos la séance dans le vert mardi, le temps d’un espoir vite retombé sur une sortie de crise au Moyen-Orient. Les mots lâchés à l’ONU ont refroidi l’ambiance, et New York a fini par basculer à la baisse.

L’embellie aura été de courte durée. En début de séance, les investisseurs voulaient y croire, persuadés qu’un apaisement au Moyen-Orient pouvait se dessiner dans les jours qui viennent. Cet élan a porté les échanges, puis s’est fissuré. Devant l’Assemblée générale des Nations unies, Donald Trump n’a laissé filtrer aucune intention de renouer le fil des discussions avec l’Iran dans l’immédiat. Le président américain a même évoqué un accord qui ne verrait le jour qu’après les élections de mi-mandat du 3 novembre. Voilà de quoi doucher l’enthousiasme du matin.

Sur le front du pétrole, la donne a remué. L’Arabie saoudite a remis en service son oléoduc Est-Ouest, rouvert après une attaque de drones qui avait coupé cette artère essentielle une dizaine de jours plus tôt. Le royaume pourrait aussi relancer ses exportations de brut depuis le port de Yanbu, sur la mer Rouge. Côté iranien, un haut responsable a assuré que Téhéran serait prêt à rouvrir le détroit d’Ormuz sous sept jours si Washington allégeait sa pression militaire et levait son blocus sur les ports iraniens. La délégation iranienne présente à l’ONU disposerait, dit-il, des pleins pouvoirs pour renouer le dialogue diplomatique. Les cours ont alors ralenti leur recul. Le Brent abandonne 0,04% à 100,30 dollars le baril, après être descendu près de 97 dollars en milieu de séance. Le WTI lâche 0,53% à 96,29 dollars.

En Europe, la clôture s’est faite dans le vert, mais sans éclat. Le CAC 40 a grappillé 0,20% pour terminer à 8 154,91 points. Francfort a pris 0,10%, quand Londres a cédé 0,29%. L’EuroStoxx 50 a avancé de 0,18%, le FTSEurofirst 300 de 0,19% et le Stoxx 600 de 0,22%. Le compartiment technologique européen s’est offert 1,64%, l’intelligence artificielle retrouvant un peu de faveur. À Paris, Vusion a signé la plus belle performance du SBF 120 avec un bond de 13,68%, au lendemain de résultats semestriels salués par les analystes, qui ont aussi apprécié des perspectives optimistes pour 2027. Bureau Veritas a gagné 2,39% après avoir relevé son objectif de chiffre d’affaires pour 2028. Ailleurs, le spécialiste du bricolage Kingfisher a grimpé de 12,43% après avoir revu à la hausse sa prévision de bénéfice annuel.

Andy Burnham a par ailleurs plaidé pour que la Grande-Bretagne devienne un partenaire de confiance du programme Made in Europe porté par l’Union européenne. Il a prévenu qu’il ne fallait pas transformer les deux camps en adversaires sur un dossier susceptible de porter un coup dur à l’industrie automobile britannique.

Aux États-Unis, la tendance s’est retournée. À l’heure où l’Europe fermait ses portes, le Dow Jones reculait de 0,60%, le S&P 500 de 0,09% et le Nasdaq de 0,25%. Le moral des consommateurs de la zone euro s’est lui aussi assombri, l’indice tombant à -16,5 en septembre, contre -16 attendu et -15,5 le mois précédent. Sur le marché des changes, le dollar se raffermit de 0,16% face à un panier de devises, tandis que l’euro cède 0,18% à 1,1441 dollar. Les rendements obligataires montent, signe que les opérateurs restent sur le qui-vive. Le dix ans américain prend 1,3 point de base à 4,9757% et le deux ans 0,9 point à 4,7621%. Côté allemand, le Bund dix ans avance de 1,1 point à 3,4642% et le deux ans de 0,9 point à 3,2166%. L’OAT française dix ans progresse de 1,5 point à 4,5079% et le deux ans de 1,5 point à 3,5034%.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus