Économie
L’aide aux gros rouleurs prend de l’ampleur face à la flambée du carburant
L’exécutif élargit son coup de pouce de 100 euros aux automobilistes les plus dépendants de leur voiture, avec l’ambition de toucher 5,5 millions de…


L’exécutif élargit son coup de pouce de 100 euros aux automobilistes les plus dépendants de leur voiture, avec l’ambition de toucher 5,5 millions de foyers. Un dispositif reconduit pour trois mois, adossé à une enveloppe estimée à 450 millions d’euros.
Les automobilistes qui avalent les kilomètres vont recevoir un soutien supplémentaire. Le gouvernement a présenté un nouveau train de mesures pour amortir la flambée des prix à la pompe, gonflée par les tensions sur l’approvisionnement mondial en pétrole. Le ministre de l’Économie Roland Lescure a posé le décor sans détour. Le carburant n’a jamais coûté aussi cher depuis le début du conflit, et il a même dépassé son précédent sommet. La réponse gouvernementale se veut donc plus large et plus forte, avec une enveloppe chiffrée à 450 millions d’euros.
Au cœur du dispositif, l’aide de 100 euros réservée aux grands rouleurs. Elle sera reconduite et étendue à 5,5 millions de personnes, contre trois millions auparavant. Le calendrier couvre octobre, novembre et décembre. Pour les bénéficiaires, ce coup de pouce équivaut à 0,40 euro par litre de carburant. Les plafonds de revenus grimpent eux aussi, jusqu’à 2.035 euros nets pour une personne seule et 6.104 euros pour un couple avec enfants.
La porte-parole du gouvernement Maud Brégeon assume cet élargissement. La crise s’installe, et une usure bien réelle se fait sentir chez les ménages, a-t-elle résumé. L’effet grandissant sur le pouvoir d’achat justifie selon elle de renouveler et d’étendre le soutien. Autre décision annoncée, le chèque énergie sera maintenu dans le projet de budget et versé dès janvier, au lieu d’avril comme d’habitude.
Le gouvernement balaie en parallèle l’idée d’une quelconque cagnotte. Le ministre de l’Action et des Comptes publics David Amiel l’a affirmé sans détour. Il n’y a pas eu, il n’y a pas et il n’y aura pas de magot, a-t-il insisté, chiffrant à 407 millions d’euros la perte de recettes fiscales liée aux carburants. Mieux, le budget contiendra un mécanisme pour reverser aussitôt aux Français tout surplus de recettes tiré de la fiscalité des carburants, sous forme d’aides supplémentaires.
Cette stratégie se veut cohérente, avec des aides temporaires, ciblées et financées. L’objectif affiché par David Amiel, éviter de promettre d’une main pour mieux reprendre de l’autre. Ces annonces tombent après que le président Emmanuel Macron s’est tourné vers la Commission européenne pour qu’elle agisse sur l’offre de carburants.
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