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Kiev pilonnée pendant des heures au moins 13 morts et 90 blessés

C’est la nuit la plus meurtrière que la capitale ukrainienne ait connue depuis le début de l’invasion russe. Les habitants ont fui vers les abris tandis…

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Kiev pilonnée pendant des heures au moins 13 morts et 90 blessés

C’est la nuit la plus meurtrière que la capitale ukrainienne ait connue depuis le début de l’invasion russe. Les habitants ont fui vers les abris tandis que les autorités réclament une aide d’urgence.

Des dizaines de missiles et près de 500 drones russes ont frappé Kiev dans la nuit de mercredi à jeudi. Le bilan est lourd : au moins 13 morts et près de 90 blessés, selon le maire Vitali Klitschko. Des immeubles résidentiels se sont effondrés, des gravats ensevelissent encore des survivants. Un bâtiment où stationnaient des ambulances a également été touché. L’armée de l’air ukrainienne affirme avoir intercepté 48 missiles et 476 drones, mais le reste a semé la désolation.

Le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga, a lancé un appel pressant aux alliés. « Ne retardez pas les décisions concernant la défense aérienne pour l’Ukraine », a-t-il exhorté après cette « nuit d’horreur ». Le président Volodymyr Zelensky a lui aussi insisté pour obtenir des États-Unis une licence permettant à l’Ukraine de produire elle-même les missiles Patriot. La veille, depuis Dublin, il avait prévenu que Vladimir Poutine préparait une frappe massive et avait demandé aux Ukrainiens de redoubler de prudence. Il est rentré d’urgence à Kiev.

Cette attaque est la plus violente contre la capitale depuis le début de la guerre en 2022, selon le maire. Moscou a justifié cette « frappe massive » par des représailles aux attaques ukrainiennes contre des infrastructures civiles en Russie. De son côté, Kiev a intensifié ces derniers mois ses frappes sur le territoire russe, notamment sur des sites énergétiques. Les négociations sous médiation américaine sont au point mort. Dans la rue, les habitants ont retrouvé le chemin des abris, matelas sous le bras. Certains, comme Kateryna Koval, avouent avoir perdu l’habitude de se réfugier systématiquement, mais les frappes récentes sur des cibles civiles les ont convaincus de ne plus prendre de risque. « Bien sûr, la situation peut toujours empirer, mais je ne pense pas qu’ils puissent nous intimider », confie Kateryna Kucheriava, une médecin de la ville.

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