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Ile-de-France : Veolia lance la chasse aux « polluants éternels » dans l’eau potable
Le géant de l’eau teste des technologies innovantes pour éliminer les PFAS, ces substances toxiques persistantes qui contaminent les réseaux franciliens.
Un projet ambitieux vient de franchir une étape clé en région parisienne. Plusieurs usines de traitement d’eau potable entament des phases tests pour éradiquer les substances perfluoroalkylées (PFAS), surnommées « polluants éternels » en raison de leur résistance à la dégradation. Ces composés chimiques, présents dans de nombreux produits industriels et ménagers, s’accumulent dans l’environnement et posent des risques avérés pour la santé humaine.
Les premières expérimentations se déroulent actuellement sur des prototypes réduits à Neuilly-sur-Marne et Choisy-le-Roi, cette dernière étant la plus grande usine de production d’eau potable d’Europe. Le procédé combine deux technologies de filtration membranaire : la nanofiltration et l’osmose inverse basse pression. Selon les estimations, cette méthode permettrait d’éliminer jusqu’à 95% des PFAS à longue chaîne et 75 à 80% des variantes plus courtes, comme le TFA, particulièrement difficile à capturer.
Le syndicat des Eaux d’Ile-de-France (Sedif), maître d’ouvrage de ce chantier évalué à plus d’un milliard d’euros, prévoit un déploiement progressif. L’usine de Méry-sur-Oise, déjà partiellement équipée, sera modernisée d’ici fin 2027, suivie par les sites de Choisy-le-Roi et Neuilly-sur-Marne à l’horizon 2032. Ces installations viendront compléter les filtres à charbon actif existants, moins efficaces contre ces polluants persistants.
Si l’impact sur la facture d’eau devrait rester limité (environ 4 euros par an), des questions subsistent concernant le traitement des concentrés pollués issus du processus. Les rejets, bien que moins nocifs que la contamination actuelle des réseaux, nécessiteront des solutions supplémentaires, encore coûteuses à ce stade. Le Sedif et Veolia explorent diverses pistes pour optimiser ce volet environnemental, priorisant avant tout la qualité de l’eau distribuée aux 4 millions d’usagers franciliens concernés.
Ce projet s’inscrit dans une prise de conscience croissante des risques liés aux PFAS, alors que plusieurs études alertent sur leur présence généralisée dans les ressources en eau. Les résultats des tests pilotes, attendus pour 2025, détermineront la validation définitive du procédé par les autorités sanitaires.
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