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Hantavirus : le chef de l’OMS prévient que la vigilance reste de mise

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Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé a mis en garde contre l’apparition possible de nouveaux cas dans les semaines à venir, tout en appelant les États à suivre les protocoles recommandés.

Au lendemain de la fin des opérations d’évacuation du navire Hondius, amarré aux Canaries, le patron de l’OMS a tenu à rappeler que la menace sanitaire n’était pas écartée. Intervenant lors d’une conférence de presse à Madrid aux côtés du Premier ministre espagnol, il a souligné que la longue période d’incubation du virus pourrait conduire à la détection de nouvelles infections dans les prochaines semaines. Il a exhorté les autorités des pays concernés à suivre les recommandations de son institution, tout en reconnaissant les limites imposées par la souveraineté nationale.

Le navire, qui a quitté le port de Granadilla de Abona lundi soir pour rejoindre les Pays-Bas avec une partie de son équipage et du personnel médical, a été le théâtre d’une crise sanitaire inédite. Plus de vingt nationalités sont impliquées dans les évacuations qui se sont déroulées sur l’île de Tenerife. L’OMS recommande un suivi actif des personnes évacuées, soit en centre de quarantaine, soit à domicile, pendant une durée de quarante-deux jours à compter de leur dernière exposition au virus, soit jusqu’au 21 juin.

Le chef de l’organisation a insisté sur le fait que les agents pathogènes ignorent les frontières. Il a plaidé pour une application rigoureuse des protocoles, tout en admettant que l’OMS ne peut imposer ses directives aux États. Cette absence d’harmonisation suscite des inquiétudes, certains pays appliquant des mesures différentes. Le Premier ministre français a d’ailleurs appelé à une coordination renforcée des règles sanitaires au sein de l’Union européenne et de l’espace Schengen afin de briser les éventuelles chaînes de contamination.

Trois personnes ayant séjourné à bord du Hondius ont perdu la vie. Deux cas ont été confirmés comme étant liés au hantavirus, le troisième étant considéré comme probable. Au total, sept cas positifs et un cas probable ont été recensés parmi les passagers et les membres d’équipage. Le Premier ministre espagnol a salué la gestion de cette opération d’évacuation, tout en critiquant les réticences exprimées par certains responsables publics quant à l’accueil du navire. Il a estimé que la solidarité devait primer sur les calculs politiques.

Avant d’atteindre les Canaries, le MV Hondius s’était vu refuser l’accès au port de Praia, au Cap-Vert, où il devait terminer sa croisiée entamée en Argentine. Le chef de l’OMS a dit comprendre les craintes des habitants de Tenerife, tout en assurant que toutes les précautions avaient été prises pour limiter les risques de propagation. Cette crise a ravivé le souvenir de la pandémie de Covid-19, même si l’organisation insiste sur le fait que la situation actuelle n’est en rien comparable.

Le hantavirus se transmet principalement par contact avec les rongeurs infectés, via leur urine, leurs excréments ou leur salive. La souche détectée à bord, le hantavirus Andes, est une variante rare qui peut se propager d’humain à humain.

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