Société
Villepin admet une maladresse et pointe du doigt l’entourage de Sarkozy

L’ancien Premier ministre reconnaît avoir accepté par erreur deux statuettes lorsqu’il dirigeait le Quai d’Orsay, tout en dénonçant une manœuvre orchestrée par un proche de Nicolas Sarkozy.
Dominique de Villepin, figure politique candidate à la prochaine élection présidentielle, a reconnu ce dimanche avoir fait preuve de légèreté en acceptant deux statuettes de Napoléon durant son passage au ministère des Affaires étrangères. Il a restitué ces objets ces derniers jours. Il affirme qu’il s’agissait d’une maladresse et que les règles encadrant ce type de présents étaient alors inexistantes.
Le lobbyiste Robert Bourgi, connu pour ses liens avec les réseaux africains, a révélé dans une émission de France 2 avoir été l’intermédiaire de ces dons. Selon lui, les deux pièces auraient été achetées par Blaise Compaoré, alors président du Burkina Faso, et par l’homme d’affaires italien Gian Angelo Perrucci, pour un total de 125 000 euros. L’entourage de Dominique de Villepin conteste fermement ces chiffres, assurant que leur valeur réelle est quatre à cinq fois moindre. Les statuettes ont été remises au ministère dès le lundi suivant.
L’ancien chef du gouvernement a nié toute contrepartie liée à ces présents. Il a souligné avoir lui-même écarté Robert Bourgi des dossiers sensibles dès 2004, ce qui démontrerait, selon lui, l’absence de tout lien d’influence. Il a également contre-attaqué en rappelant que Robert Bourgi est un ami de longue date de Nicolas Sarkozy et que ces révélations surviennent alors que ce dernier traverse une période judiciaire délicate dans l’affaire libyenne. Il y voit une tentative de nuire à sa propre candidature.
Les proches de Nicolas Sarkozy ont rejeté ces accusations, les qualifiant de ridicules et déplacées. Robert Bourgi avait lui-même précisé dans l’émission que l’ancien président n’était pas impliqué dans ces révélations.

SociétéEn Ligne 7 joursÀ Limoges, la mairie brûle et le maire accuse l’État d’avoir lâché ses policiers
PolitiqueEn Ligne 4 joursHollande recadre le débat sur les violences et refuse de tout imputer à LFI
PolitiqueEn Ligne 6 joursVinted, eBay et Leboncoin sous pression après les pillages du week-end
SociétéEn Ligne 4 joursÀ Ulm, le blocage devient une école de la critique
PolitiqueEn Ligne 6 joursAprès les violences, le RN veut incarner l’ordre
SociétéEn Ligne 5 joursLa CFDT réclame cent euros de plus pour tous et dénonce dix ans de verticalité
PolitiqueEn Ligne 7 joursÀ Limoges, une marche après l’incendie de la mairie et des accusations qui fusent
SociétéEn Ligne 5 joursLes livreurs veulent pouvoir échapper aux manifs sans perdre leur paie
















