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Économie

G7 étend son service de taxis à Bordeaux, une première en province

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L’application de réservation de taxis G7, jusqu’ici réservée à l’Ile-de-France pour le grand public, s’ouvre à Bordeaux à partir de fin juin, marquant une étape clé dans sa stratégie de conquête des marchés régionaux.

La plateforme G7, traditionnellement associée à la région parisienne, annonce un tournant majeur dans son développement. À compter de la fin du mois de juin, les particuliers pourront commander un taxi via son application dans l’agglomération bordelaise et le bassin d’Arcachon. Environ deux cents chauffeurs de la métropole girondine seront intégrés à ce nouveau service, selon les informations communiquées par l’entreprise.

Jusqu’à présent, l’usage de l’application en province était limité aux salariés d’entreprises sous contrat, une activité qui ne représentait qu’une infime partie des courses du groupe, de l’ordre de 1%. Cette ouverture au grand public vise à capter une part du marché provincial, que la direction juge prometteur. La province concentrerait en effet 30% du marché du transport public particulier de personnes, incluant taxis et VTC, a souligné Nicolas Rousselet, président du groupe propriétaire de G7, lors d’une conférence de presse.

Ce mouvement stratégique intervient dans un contexte de repli du marché francilien, qui a enregistré une baisse de 2 à 3% en 2025. Cette contraction serait liée à la réduction des déplacements professionnels, les entreprises cherchant à réaliser des économies, ainsi qu’à la généralisation du télétravail. Pour préserver les revenus de ses chauffeurs, G7 a réduit le nombre de ses affiliés, passant de 10 500 à 9 500 conducteurs.

Face à la concurrence d’Uber, qui détient environ 70% des parts du marché parisien et une position encore plus dominante en province, G7 dénonce des pratiques qu’elle juge déloyales. La direction affirme observer une augmentation de la fraude sociale dans le secteur des VTC, certains chauffeurs opérant via des sociétés-écrans temporaires pour échapper aux cotisations sociales.

Par ailleurs, un syndicat de taxis dont G7 est membre s’apprête à assigner Uber en justice devant le tribunal des activités économiques de Paris. Le litige porte sur les prix forfaitaires proposés par l’application concurrente, que G7 considère comme une entorse à l’obligation légale d’utiliser un taximètre. De son côté, Uber défend sa politique tarifaire, affirmant que le taximètre reste en vigueur pour toutes les courses Uber Taxi et revendiquant la confiance de 4 500 taxis à Paris.

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