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Eaux littorales : le gouvernement dévoile sa stratégie de protection

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Le plan gouvernemental pour préserver les eaux littorales mise sur l’identification rapide des zones prioritaires et la généralisation des bonnes pratiques, sans toutefois prévoir de nouveaux crédits.

Le gouvernement a dévoilé jeudi une feuille de route destinée à renforcer la protection des eaux littorales, en particulier dans les aires protégées ainsi qu’aux abords des zones de baignade et des sites conchylicoles. Ce document, présenté sans enveloppe budgétaire supplémentaire, s’articule autour de trois priorités complémentaires selon la ministre de la Mer et de la Pêche Catherine Chabaud. Il s’agit d’identifier sans attendre les secteurs présentant des enjeux majeurs pour y déployer des actions concrètes, d’étendre à l’ensemble du littoral métropolitain et ultramarin les pratiques qui ont fait leurs preuves, et d’améliorer la connaissance des pollutions émergentes.

L’élaboration de cette stratégie avait été décidée l’année précédente lors d’un Comité interministériel de la mer à Saint-Nazaire, sous l’impulsion de l’ancien ministre François Bayrou. Sa publication, initialement prévue pour 2025, intervient donc avec un certain retard. Dans l’entourage de la ministre, on précise qu’aucun financement spécifique n’est débloqué mais que l’objectif est de définir des priorités d’action, notamment pour les agences de l’eau qui disposent de budgets conséquents.

Parmi les mesures annoncées, les aires marines protégées devront, d’ici la fin de l’année 2028, élaborer un plan de lutte contre les pollutions après avoir recensé leurs principales sources, qu’il s’agisse de polluants chimiques, industriels ou agricoles comme les nitrates. Le gouvernement souhaite également généraliser les systèmes d’alerte afin de prévenir rapidement les conchyliculteurs en cas de contamination. Si ces dispositifs n’améliorent pas immédiatement la qualité de l’eau, ils permettront de détecter rapidement les dégradations et de prendre les mesures de sauvegarde nécessaires.

Les professionnels de la conchyliculture sont confrontés chaque hiver à des épisodes de contamination qui affectent huîtres et moules, entraînant des pertes économiques importantes et une érosion de la confiance des consommateurs. Pour y remédier, le gouvernement entend également mieux encadrer les épandages d’effluents agricoles et de boues, qui sont soumis à dérogation préfectorale à proximité des zones sensibles. Une vigilance accrue des préfets sur ces pratiques est annoncée.

À plus court terme, les autorités souhaitent encourager la mise à niveau des réseaux d’assainissement et des stations d’épuration, qui relèvent de la compétence des collectivités territoriales. Le gouvernement reconnaît néanmoins que certaines mesures, notamment celles visant les pollutions d’origine agricole ou industrielle, nécessiteront davantage de temps pour produire leurs effets.

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