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Deux employés de l’ambassade de France déclarés indésirables en Iran

Deux employés de l’ambassade de France ne remettront pas les pieds en Iran. Téhéran les accuse d’avoir violé les règles diplomatiques en soutenant la…

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Deux employés de l’ambassade de France déclarés indésirables en Iran

Deux employés de l’ambassade de France ne remettront pas les pieds en Iran. Téhéran les accuse d’avoir violé les règles diplomatiques en soutenant la société civile iranienne.

Téhéran a pris sa décision. Les deux membres de la représentation française impliqués dans le récent différend diplomatique ne seront pas autorisés à revenir en Iran. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, les accuse d’avoir enfreint la Convention de Vienne, le texte qui encadre les privilèges et les obligations des missions diplomatiques. Leur tort, selon lui, est d’avoir mené des activités de soutien à la société civile iranienne. « Le fait d’affirmer que ces personnes se livraient à des activités visant à soutenir la société civile revient en soi à reconnaître que la Convention de Vienne a été violée », a-t-il déclaré en conférence de presse, sans fournir davantage de précisions.

Cette annonce intervient après un incident qui avait provoqué la colère de Paris. Le mois dernier, deux agents français avaient été pris pour cible par les services de sécurité iraniens. Ils ont été retenus plusieurs heures sans raison, interrogés, et l’un d’eux a même été molesté. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait dénoncé une « violation flagrante des immunités diplomatiques » et prévenu que cet incident ne resterait pas sans conséquence. Le chargé d’affaires iranien avait alors été convoqué.

Mais pourquoi ces deux employés étaient-ils visés ? Leur mission, d’après Jean-Noël Barrot, consistait à développer des programmes de soutien à la société civile iranienne, en particulier vers les étudiants et les artistes, afin de leur permettre de bénéficier des services de l’ambassade. « La France est l’un des pays du monde qui fait le plus pour la société civile iranienne et nous en avons payé le prix », avait-il expliqué. Téhéran, lui, dénonce régulièrement les ingérences occidentales dans ses affaires intérieures. Une tension qui s’est encore accrue depuis l’attaque menée par les États-Unis et Israël en février.

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