News
Des suspects serbes écroués pour des dégradations antisémites à Paris, une piste russe se dessine

Trois individus d’origine serbe ont été placés en détention pour avoir vandalisé des lieux juifs parisiens, dans ce qui pourrait être une opération pilotée depuis l’étranger.
Trois ressortissants serbes ont été incarcérés après avoir été mis en examen pour des actes de vandalisme commis contre plusieurs sites juifs dans la capitale française. Les faits, survenus dans la nuit de vendredi à samedi dernier, ont consisté en des jets de peinture verte sur des synagogues, le mur des Justes du Mémorial de la Shoah et un restaurant de la communauté juive. Les enquêteurs soupçonnent une motivation géopolitique, avec des indices pointant vers une possible implication russe.
Les suspects, âgés de 21 à 29 ans, ont été interpellés dans les Alpes-Maritimes alors qu’ils tentaient de quitter le territoire. Deux d’entre eux ont été placés en détention provisoire, tandis que le troisième attend une décision judiciaire. Selon les éléments de l’enquête, ils auraient agi en échange d’une rémunération, sans nécessairement mesurer les enjeux de leurs actes. Des échanges sur Telegram avec d’autres individus non identifiés ont été relevés, renforçant l’hypothèse d’une opération coordonnée.
Les autorités françaises envisagent sérieusement la piste d’une ingérence étrangère, en raison des similitudes avec des affaires précédentes. En 2024, des tags de mains rouges avaient été apposés sur le Mémorial de la Shoah par des Bulgares, dans un contexte similaire. Plus récemment, des étoiles de David peintes sur des immeubles parisiens avaient également été attribuées à des Moldaves. Ces précédents suggèrent une stratégie récurrente visant à semer la division en France.
La Serbie, qui entretient des relations étroites avec la Russie et n’a pas sanctionné Moscou depuis le début de la guerre en Ukraine, est sous surveillance. Les enquêteurs étudient les possibles connexions entre les suspects et des réseaux russophones. Les ministères serbes concernés n’ont pas réagi aux sollicitations.
Ces actes ont provoqué une vive condamnation des autorités françaises et israéliennes, ainsi que des représentants politiques de tous bords. Les services de sécurité restent mobilisés pour identifier d’éventuels complices et déterminer l’origine exacte de cette opération de déstabilisation.

PolitiqueEn Ligne 6 joursUne primaire au centre et à droite pour éviter Le Pen-Mélenchon, le casse-tête d’Édouard Philippe
Faits DiversEn Ligne 5 joursTrente-neuf ans après, les parents d’Inass Touloub face à leurs juges
SociétéEn Ligne 6 joursBlocus des lycées dès lundi et grèves jeudi, une semaine mouvementée
SociétéEn Ligne 5 joursBlocus, manifs et rentrée agitée dans les lycées et les facs
SociétéEn Ligne 7 joursUne troisième journée contre la vie chère entre défilés massifs et tensions localisées
PolitiqueEn Ligne 6 joursUn gendarme touché par un cocktail molotov à Paris, des responsables politiques réclament des comptes
ÉconomieEn Ligne 6 joursNvidia, le banquier devenu moteur de l’intelligence artificielle
PolitiqueEn Ligne 4 joursÉdouard Philippe assume ses mots sur l’immigration et la gauche l’accuse de parler comme l’extrême droite
















