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Derrière les barreaux, Mourad Zeghidi prend le président au mot

Le journaliste franco-tunisien, emprisonné depuis plus d’un an, écrit à Kais Saied pour lui rappeler une promesse de libération aux personnes ayant…

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Derrière les barreaux, Mourad Zeghidi prend le président au mot

Le journaliste franco-tunisien, emprisonné depuis plus d’un an, écrit à Kais Saied pour lui rappeler une promesse de libération aux personnes ayant régularisé leur situation. Il assure avoir payé l’intégralité des sommes réclamées.

Dans une lettre ouverte rendue publique mardi soir par sa famille, Mourad Zeghidi s’adresse directement au chef de l’État tunisien. Il dit avoir suivi avec attention ses déclarations du 10 juin 2026, où Kais Saied affirmait que toute personne ayant conclu une transaction devait pouvoir sortir des ténèbres de la prison. Le journaliste assure que cette phrase a particulièrement retenu son attention. Il la prend pour lui.

L’ancien commentateur sportif de Canal+ est derrière les barreaux depuis mai 2024. Il avait d’abord été condamné pour des critiques envers le président. En janvier 2025, il était libérable, mais de nouvelles charges pour malversations financières ont été lancées. En mai, la justice l’a condamné en appel à trois ans et demi de prison pour blanchiment d’argent et évasion fiscale. Son avocat s’était alors interrogé sur la transformation d’un simple problème fiscal en accusation de blanchiment.

Mourad Zeghidi affirme aujourd’hui avoir trouvé un accord avec le ministère des Finances en janvier 2026. Il dit avoir réglé l’intégralité des montants dus. Il réclame donc sa libération dans les plus brefs délais, dénonçant une injustice juridique et procédurale. Le président Saied a récemment défendu une réconciliation pénale fondée sur la restitution de chaque sou volé au peuple. Il a assuré qu’il ne s’agissait pas de règlements de comptes. Des organisations de défense des droits estiment que Mourad Zeghidi subit un acharnement judiciaire. Depuis la concentration des pouvoirs en juillet 2021, plusieurs ONG dénoncent une nette régression des libertés en Tunisie.

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