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Dépistage du cadmium bientôt remboursé mais réservé à certaines populations

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À compter de l’été 2026, le test de détection du cadmium sera pris en charge par l’Assurance maladie, mais uniquement pour les personnes vivant dans des zones polluées ou exposées dans le cadre de leur travail.

Un accord signé début avril entre l’Assurance maladie et les syndicats de biologistes médicaux prévoit le remboursement de ce dosage à partir de 27 euros cinquante. L’analyse, réalisée sur un échantillon d’urine ou de sang, sera couverte à soixante pour cent par la Sécurité sociale, le reste relevant des complémentaires santé. Ce dispositif concerne en priorité les résidents de secteurs géographiques contaminés ainsi que les travailleurs de certaines industries où le métal lourd est présent.

Cette orientation ciblée suscite pourtant des réserves dans le milieu médical. Plusieurs spécialistes en santé environnementale estiment le périmètre trop étroit, alors que l’exposition au cadmium provient aujourd’hui essentiellement de l’alimentation. L’Agence nationale de sécurité sanitaire a rappelé que la contamination de la population française par ce métal cancérogène découle avant tout des sols agricoles et de la chaîne alimentaire. Ses dernières données révèlent que quinze pour cent des enfants de trois à dix-sept ans et trente-six pour cent des moins de trois ans dépassent la dose journalière tolérable, contre seulement zéro virgule six pour cent des adultes.

L’agence préconise d’intervenir en amont, en réduisant la pollution des terres cultivées et des denrées, plutôt que de limiter le dépistage à des critères géographiques ou professionnels. Cette position alimente les critiques contre un remboursement jugé trop restrictif au regard de l’ampleur réelle de l’exposition.

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