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Ces eaux tranquilles qui cachent un danger invisible

Les vagues de chaleur transforment nos lacs et rivières en bouillons de culture pour des micro-organismes potentiellement nocifs. Baignade, pêche et…

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Ces eaux tranquilles qui cachent un danger invisible

Les vagues de chaleur transforment nos lacs et rivières en bouillons de culture pour des micro-organismes potentiellement nocifs. Baignade, pêche et promenade sont désormais à risque.

Depuis plusieurs jours, la France suffoque sous une chaleur écrasante. Derrière les paysages de cartes postale, une menace silencieuse progresse dans les lacs, les rivières et les fleuves. Les cyanobactéries, ces petites algues bleu-vert que l’on voit parfois flotter en surface, profitent de la canicule pour se multiplier à une vitesse inquiétante. À plus de 30 degrés et sous un soleil de plomb, elles se reproduisent en masse et finissent par dominer tout l’écosystème aquatique. Elles chassent les autres algues et le phytoplancton, déséquilibrant la biodiversité des zones humides.

Le vrai problème, c’est leur capacité à produire des toxines. Ces substances peuvent provoquer des irritations de la peau, des démangeaisons, des dermatites. En cas d’ingestion, elles entraînent vomissements et diarrhées. Plus grave encore, certaines toxines peuvent affecter le système nerveux et toucher le cerveau. Les chercheurs peinent encore à comprendre l’ampleur des dégâts sur le long terme. Résultat pratique des dizaines de plans d’eau douce ont déjà été fermés aux baigneurs ces derniers jours, les autorités sanitaires préférant suspendre les activités aquatiques que de prendre le moindre risque.

Les mers ne sont pas épargnées non plus. Dans le sud de l’Europe, les côtes voient arriver une bactérie particulièrement redoutable surnommée « mangeuse de chair ». Elle aime la chaleur et prospère là où l’eau douce des rivières rencontre l’eau salée. Une fois dans l’organisme, elle peut déclencher une fasciite nécrosante, une destruction rapide des tissus. Si les cas restent rares, la hausse des températures marines laisse craindre une progression de cette menace. La canicule ne réchauffe pas seulement l’air elle transforme aussi nos environnements aquatiques en territoires à surveiller de très près.

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