Politique
La taxe sur les résidences secondaires flambe à Cagnes-sur-Mer, le maire RN assume
Le doublement de la majoration, passée de 20 à 40%, vise à soulager la tension immobilière locale. Une mesure qui divise l’opposition mais que l’édile…


Le doublement de la majoration, passée de 20 à 40%, vise à soulager la tension immobilière locale. Une mesure qui divise l’opposition mais que l’édile justifie par un souci d’équité fiscale.
Bryan Masson, le nouveau maire Rassemblement national de Cagnes-sur-Mer, a secoué le dernier conseil municipal. Il a annoncé le passage de 20% à 40% de la majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Une décision forte dans cette station balnéaire des Alpes-Maritimes où près de 4 879 logements, soit environ 15% du parc immobilier, sont concernés. Pour l’édile, c’est une question de justice. Il veut inciter les propriétaires à remettre ces biens sur le marché locatif classique et alléger la pression sur l’accès au logement pour les habitants permanents.
La mesure a aussitôt suscité des réactions vives. Côté opposition de droite, Lionel Dolciani du groupe Nouvelle Énergie a pris la défense des propriétaires de résidences secondaires. Selon lui, ces derniers choisissent la commune pour y passer leurs loisirs et dépenser leur argent, ce qui fait vivre l’économie locale. Il doute de l’efficacité concrète du doublement. Une augmentation de 250 euros pour un petit trois-pièces ne suffira pas, selon lui, à pousser à la vente. Il craint même un basculement vers les locations touristiques type Airbnb. À l’inverse, l’opposition de gauche a approuvé sans réserve cette hausse.
Cagnes-sur-Mer n’est pas un cas isolé. Des communes voisines comme Antibes, Villeneuve-Loubet ou Saint-Laurent-du-Var appliquent déjà cette majoration maximale de 40%. La loi autorise les communes à fixer une surtaxe entre 5% et 60% depuis la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales en 2023. Pour le maire, cet outil permet de rééquilibrer fiscalement la ville entre ceux qui ont les moyens et ceux qui en ont moins. Reste à voir si cette décision parviendra réellement à détendre un marché immobilier sous tension ou si elle ne fera que déplacer le problème vers des locations saisonnières plus lucratives.
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