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Campagne de haine contre Samuel Paty : vingt ans de réclusion requis en appel


_**Le parquet général a sollicité une lourde peine contre deux hommes jugés pour avoir orchestré une cabale en ligne ayant précédé l’assassinat du professeur.**_
Les magistrats du parquet général ont demandé, vendredi, une peine de vingt années de réclusion criminelle à l’encontre de deux individus rejugés pour leur rôle dans la campagne de dénigrement visant Samuel Paty. Cette requête intervient à l’issue des débats devant la cour d’assises spéciale de Paris. Les prévenus, Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui, avaient formé un recours après leur condamnation en première instance à des peines de treize et quinze ans d’emprisonnement.
L’accusation a souhaité que cette peine soit assortie d’une période de sûreté des deux tiers, rendant tout aménagement impossible pendant cette durée. Les deux hommes encourent théoriquement une peine maximale de trente ans de réclusion. Les avocats généraux ont développé une argumentation détaillée, soulignant que les faits reprochés ne relevaient pas d’une simple préparation à l’acte terroriste survenu par la suite, mais consistaient en une action prolongée ayant créé un climat propice à la violence.
L’une des magistrates du parquet a insisté sur la durée et la nature de cette cabale, qui s’est étalée sur dix jours avant l’assassinat du professeur d’histoire-géographie. Elle a estimé que cette campagne avait instillé un sentiment de terreur au sein de l’établissement scolaire, indépendamment de l’intervention ultérieure de l’auteur des faits. La protection de l’institution scolaire, présentée comme un pilier fondamental, a été au cœur des réquisitions.
Les deux prévenus, qui ne connaissaient pas l’auteur de l’assassinat, ont pour leur part maintenu qu’ils n’avaient ni envisagé ni souhaité un passage à l’acte meurtrier. Le premier a invoqué une réaction paternelle fondée sur des informations erronées fournies par sa fille, tandis que le second s’est présenté comme un défenseur des droits des musulmans, niant toute motivation liée au blasphème. L’accusation a rejeté ces arguments, mettant en avant des éléments de langage et des prises de position antérieures des accusés sur ce sujet.
L’audience a également été marquée par l’attitude du second prévenu, décrit par le parquet comme un manipulateur cherchant à relancer une carrière militante. Le verdict de cette procédure d’appel est attendu lundi. Parallèlement, le parquet général doit encore prononcer ses réquisitions concernant deux autres individus, proches de l’auteur de l’assassinat, qui encourent la réclusion criminelle à perpétuité.





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