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C1: Marseille rate son retour, Coman enflamme le Bayern

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Marseille a raté son retour en Ligue des champions après sept ans d’absence, battu sur le fil par l’Olympiakos (1-0), le Bayern Munich a lancé admirablement la défense de son titre avec l’impérial Kingsley Coman et le Real Madrid a sombré d’entrée.

OM, oh non!

Après un septennat sans C1, l’OM a renoué avec son passé européen dans la douleur. Incapables de marquer au Pirée, les Phocéens ont connu le pire des sorts : un but encaissé dans le temps additionnel par le remplaçant Ahmed Hassan (90e+1) sur un centre de Mathieu Valbuena.

Le milieu de 36 ans, ancienne idole de l’OM (2006-2014), n’est pas le seul à avoir tourmenté les Phocéens, même s’il a contraint Steve Mandanda à une parade réflexe (71e). La défense française a beaucoup souffert en seconde période, avec un but (52e) invalidé après l’assistance vidéo et un poteau sortant (69e), notamment.

Dans le huis clos du stade Karaïskaki, dans la périphérie d’Athènes, les Marseillais n’ont pas réussi à convertir une entame de match plutôt réussie, avec des opportunités de Florian Thauvin (32e) et Dimitri Payet (34e). Les trois points de la victoire auraient pu venir des pieds de Benedetto mais l’Argentin, inefficace en ce début de saison, a manqué son duel face au gardien (46e).

Sept ans après la calamiteuse saison 2013-2014 (zéro point en six matches), les retrouvailles en C1 sont douloureuses pour les Marseillais qui recevront dès mardi l’épouvantail Manchester City, leader du groupe C après son succès contre Porto (3-1).

Coman impérial

Cinquante-neuf jours après le but du sacre, à Lisbonne contre le Paris SG, l’ailier français Kingsley Coman a lancé la nouvelle campagne européenne du Bayern d’un doublé (28e, 72e) et d’une passe décisive pour Leon Goretzka (41e). Il n’en fallait pas plus à l’ogre allemand pour dévorer l’Atlético Madrid de Luis Suarez (4-0). Le Pistolero uruguayen, mordu 8-2 par les Bavarois en quart de finale de l’édition précédente avec le Barça, n’a pas obtenu la revanche escomptée sous ses nouvelles couleurs.

Après cette entame réussie, le Bayern de Benjamin Pavard, Lucas Hernandez, Corentin Tolisso (buteur à la 66e) et Coman, tous titulaires au coup d’envoi, s’empare seul de la tête du groupe A devant Salzbourg et le Lokomotiv Moscou. Les Autrichiens et les Russes ont livré un joli combat (2-2), sans parvenir à infliger de K.-O.

Naufrage du Real

Le Real Madrid de Zinédine Zidane, sacré en 2016, 2017 et 2018, a raté son entrée dans les grandes largeurs! Sa défense a sombré comme à Cadix (1-0) samedi et comme à City en 8e de finale en août (défaite 2-1), où Raphaël Varane a vécu un calvaire. Auteur d’un but contre-son-camp (33e, 0-2), le champion du monde français a encore vécu une soirée sombre dans le petit stade Alfredo-Di Stéfano de Valdebebas, dans la banlieue nord de Madrid.

Sans le capitaine Sergio Ramos (genou), les fondations de la « Maison blanche » se sont effondrées sous les coups de Mateus Tetê (29e) et Manor Solomon (42e). Luka Modric (54e) et Vinicius (59e) ont entretenu l’espoir face à une équipe ukrainienne diminuée par une multitude d’absences, ainsi que Federico Valverde mais son but dans le temps additionnel a été invalidé.

La réaction des Madrilènes ne devra pas tarder. Ils se rendent samedi en terre ennemie pour disputer le premier « Clasico » de la saison au Camp Nou avant de voyager en Allemagne mardi pour défier Mönchengladbach, rattrapé in extremis mercredi par l’Inter Milan (2-2) du double buteur Romelu Lukaku.

Liverpool heureux

Champion d’Europe en 2019, Liverpool a débuté son opération reconquête avec un brin de réussite sur la pelouse de l’Ajax Amsterdam (1-0). Le défenseur international argentin Nicolas Tagliafico a catapulté dans son propre but une frappe ratée de Sadio Mané, l’attaquant sénégalais des Reds. Derrière, la défense des champions d’Angleterre a tenu le coup malgré les absences sur blessure du gardien titulaire Alisson, du latéral Alex Oxlade-Chamberlain et du défenseur central Virgil van Dijk, gravement touché à un genou samedi contre Everton (2-2)

Dans l’autre rencontre du groupe, l’Atalanta Bergame a puni les novices de Midtjylland (4-0), qualifiés pour la première fois de leur histoire via les barrages. Sous la pluie, les Danois ont été douchés avant la pause par le trident offensif de la « Dea »: Duvan Zapata (26e), Alejandro Gomez (36e) et Luis Muriel (42e). Mardi, la vague pourrait être encore plus haute à Anfield…

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Open d’Australie : 10e sacre pour Djokovic, qui décroche son 22e titre du Grand Chelem

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Open d'Australie : 10e sacre pour Djokovic, qui décroche son 22e titre du Grand Chelem

Le Serbe de 35 ans a battu en finale à Melbourne le Grec Stefanos Tsitsipas 6-3, 7-6 (7/4), 7-6 (7/5).

Novak Djokovic s’est offert un dixième sacre à Melbourne en dominant, en 2h56 de jeu, Stefanos Tsitsipas (6-3, 7-6, 7-6), dimanche 29 janvier. Avec ce dixième succès à Melbourne en autant de finales, le Serbe égale le record de 22 titres en Grand Chelem de Rafael Nadal. Dans le même temps, « Nole », 35 ans, récupère la place de numéro 1 mondial, qu’il n’avait plus occupée depuis juin 2022.

Le Grec, qui aussi avait la possibilité d’occuper cette première place en cas de victoire, grimpe d’une place du classement ATP (3e). Tsitsipas, qui disputait sa deuxième finale en Grand Chelem, tenait à prendre sa revanche face au Serbe, qu’il l’avait déjà battu en finale de Roland-Garros en 2021. Mais le Grec a de nouveau dû rendre les armes, cette fois en trois sets. À 24 ans et auteur d’un formidable parcours à Melbourne, Stefanos Tsitsipas aura probablement, d’autres occasions de disputer une finale de Grand Chelem.

A 35 ans, il reste à Novak Djokovic « sans aucun doute deux, trois ans » pour amasser encore des titres du Grand Chelem, a estimé son entraineur.

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Open d’Australie : Aryna Sabalenka remporte son premier Grand Chelem

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Open d'Australie : Aryna Sabalenka remporte son premier Grand Chelem

Aryna Sabalenka a remporté, à 24 ans, son premier titre du Grand Chelem. En finale de l’Open d’Australie samedi, la Biélorusse a renversé Elena Rybakina (4-6, 6-3, 6-4).

Aryna Sabalenka, grande première ! La Bélarusse, tête de série N.5 de cet Open d’Australie, s’adjuge à 24 ans son premier titre du Grand Chelem. Elle a renversé la Kazakhe Elena Rybakina ce dimanche, après un gros combat, et succède à l’Australienne Ashleigh Barty au palmarès du tournoi. Grâce à ce succès en trois manches (4-6, 6-3, 6-4), elle va retrouver lundi le deuxième rang mondial, le meilleur classement de sa carrière. C’est le premier échec en finale d’un Majeur pour Rybakina, lauréate du dernier Wimbledon, mais qui va tout de même monter à la 10 e place.

Melbourne attendait un match de cogneuses, et l’a eu. Cette finale fut très accrochée, les deux femmes se renvoyant coup pour coup tout a long d’une grosse bataille de 2h34. Dans la continuité de son parcours remarquable, qui l’a amenée à éliminer notamment la N.1 mondiale Iga Swiatek, Elena Rybakina (23 ans, tête de série N.22) a réalisé la meilleure entame de match. Elle a logiquement remporté le premier set, sereine, impassible, faisant parler son expérience à ce stade d’un tournoi majeur.

Et Sabalenka a tout renversé

En face, Aryna Sabalenka semblait quelque peu intimidée par l’enjeu, elle qui avait déjà joué trois demi-finales en Grand Chelem (Wimbledon 2021, US Open 2021 et 2022) sans jamais parvenir en finale. Mais on sentait, derrière la fébrilité, une puissance de feu en fermentation. Si bien que lorsque Rybakina a baissé de régime à l’entame de la deuxième manche, notamment au service, la Bélarusse a su saisir sa chance en étant agressive au retour. Elle s’est logiquement emparée du set.

Le troisième set devait donc être de celui de la bagarre, avec deux joueuses jouant au même moment un très bon tennis. Chacune a assuré sa mise en jeu, mais on sentait Sabalenka légèrement au-dessus. En témoignent ses jeux de service plus facilement remportés, tandis que Rybakina se maintenait à flot tant bien que mal en serrant le jeu dans les moments chauds. Mais elle finit pourtant par craquer à 3-3 sous les assauts répétés de la Bélarusse, dont les frappes n’ont cessé de gagner en puissance et en précision.

Il a fallu ensuite servir pour le gain du match à 5-4. Et il ne fait aucun doute qu’Aryna Sabalenka a dû repenser à ces heures et ces heures d’entraînement passées à tenter d’améliorer ce service maudit. Cette mise en jeu qui lui fit commettre tant de doubles fautes en 2022, y compris en finale du Masters contre Caroline Garcia. Contre Elena Rybakina, son service a de nouveau été sa plus grande force, avec 17 aces claqués, mais aussi sa plus grande faiblesse, en témoignent les 7 doubles fautes. Sur sa première balle de match, elle en a commis une, la première du set. Mais elle s’en est procurée trois autres, et la quatrième a été la bonne. Un mental de championne.

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Paris 2024 : l’Ukraine menace de boycotter les Jeux olympiques si des athlètes russes participent

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Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, a demandé à son homologue français Emmanuel Macron lors d’un entretien téléphonique de ne pas autoriser les athlètes russes à concourir lors des Jeux olympiques de Paris 2024. Patron du comité d’organisation, Tony Estanguet a ensuite rappelé que c’était le CIO qui devrait en décider.

Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky ne font pas que discuter de l’éventuel envoi de chars de combat par la France à l’Ukraine, pour la soutenir dans sa guerre contre la Russie. Les deux chefs d’Etat ont échangé au téléphone sur les prochains Jeux olympiques, qui se dérouleront à Paris du 26 juillet au 11 août 2024. Pour Zelensky, les athlètes russes ne doivent pas être autorisés à participer à la compétition. « J’ai particulièrement insisté sur le fait que les athlètes russes ne doivent pas avoir leur place aux JO de Paris », a confié le président ukrainien après son entretien avec son homologue français.

Après l’envahissement de l’Ukraine depuis la Russie mais aussi la Biélorussie par les troupes de Vladimir Poutine, le 24 février 2022, soit trois jours après la cérémonie de clôture des Jeux d’hiver de Pékin, donc pendant la trêve olympique, le Comité international olympique (CIO) avait sanctionné Russes et Biélorusses, d’abord exclus des Jeux paralympiques de Pékin. Aucun de ces deux pays n’a depuis pu organiser d’événement sportif international officiel, et leurs sportifs concourent désormais sous bannière neutre.

Estanguet : « C’est le CIO qui décide »

Et alors que Volodymyr Zelensky avait réclamé à la mi-décembre que les athlètes russes soient placés dans un « isolement complet » de toutes compétitions internationales, Thomas Bach, le président du CIO, a lui manifesté sa volonté de maintenir des sanctions fermes vis-à-vis de la Russie et de la Biélorussie. « Ces sanctions contre les États et les gouvernements russes et bélarusses doivent rester et resteront fermement en place, déclarait le dirigeant allemand, ancien champion olympique de fleuret, dans son message de Nouvel An. En cette nouvelle année, les athlètes ukrainiens peuvent compter sur l’engagement total du CIO et de l’ensemble du mouvement olympique en faveur de cette solidarité. Nous voulons voir une équipe forte de l’Ukraine aux Jeux olympiques de Paris 2024 et aux Jeux olympiques d’hiver de Milan Cortina 2026. »

Président du comité d’organisation des JO parisiens, Tony Estanguet a rappelé mercredi devant la presse que « c’est bien le CIO qui décide des délégations qui sont autorisées à participer aux Jeux olympiques », a d’abord déclaré le triple champion olympique de canoë. « Le comité d’organisation n’a pas à intervenir dans le choix des délégations qui doivent participer aux Jeux. Nous, on attendra les règles édictées. A date, le comité paralympique a décidé d’exclure les Russes et de refaire un point d’étape fin 2023. Le CIO a également mis un certain nombre de sanctions pour tous les dirigeants du sport russe, sur le drapeau, sur les délégations », a conclu le patron du COJO.

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