Société
Aurore Bergé à nouveau entendue dans l’enquête sur les crèches privées

La ministre déléguée à l’Égalité a été interrogée une seconde fois par la Cour de justice de la République dans le cadre d’une information judiciaire pour faux témoignage.
La ministre Aurore Bergé a fait l’objet d’une nouvelle audition le 9 octobre dernier devant la Cour de justice de la République. Placée sous le statut de témoin assisté, l’élue est soupçonnée d’avoir dissimulé la nature de ses relations avec une représentante du secteur des crèches privées lors de son témoignage sous serment devant une commission parlementaire en avril 2024. La magistrate chargée de l’enquête cherche à établir si des liens personnels ont été intentionnellement omis.
L’avocate de la ministre a confirmé le maintien du statut de témoin assisté à l’issue de cette seconde audition, tout en rappelant que son cliente conteste fermement les accusations portées contre elle. Me Jade Dousselin a précisé qu’une plainte en diffamation avait été déposée contre le journaliste Victor Castanet, auteur d’une enquête sur les dérives présumées dans le secteur des crèches privées.
Les investigations se poursuivent avec l’analyse de supports numériques saisis par les enquêteurs. Les gendarmes de la section de recherches de Paris et trois magistrats examinent particulièrement la relation entre la ministre et Elsa Hervy, déléguée générale de la Fédération française des entreprises de crèches. Cette dernière a été entendue à deux reprises en qualité de témoin simple.
L’information judiciaire avait été ouverte fin janvier suite à un signalement du bureau de l’Assemblée nationale, après que des parlementaires de l’opposition eurent exprimé leurs doutes sur la complétude des déclarations de la ministre. Dans son ouvrage, le journaliste Victor Castanet évoquait un « pacte de non-agression » entre les deux femmes, s’appuyant sur un courriel où la ministre qualifiait la lobbyiste de « copine ».
La conseil d’Elsa Hervy et de la FFEC a pour sa part affirmé que les relations entre les deux femmes étaient strictement professionnelles. Les deux parties ont engagé des poursuites pour diffamation contre le journaliste, chacune maintenant sa version des faits devant la justice.

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