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Attaque aux mortiers d’artifice du commissariat de Champigny-sur-Marne, pas de blessés

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Une quarantaine de personnes se sont attaquées samedi soir au commissariat de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) avec des tirs de mortiers d’artifice, sans faire de blessés, a-t-on appris dimanche auprès de la préfecture de police de Paris.

Plusieurs véhicules de police ont été dégradés ainsi que la porte vitrée d’entrée du commissariat qui est situé au coeur d’une cité de la ville, proche du bois de Vincennes. Huit mortiers ont été retrouvés non loin, a-t-on ajouté de même source.

Les incidents ont débuté peu avant minuit et se sont achevés une heure plus tard. Aucune interpellation n’a eu lieu.

Dans un tweet, le préfet de police de Paris, Didier Lallement a exprimé « son soutien aux policiers visés par ces actes intolérables ».

Le commissariat de Champigny avec la sûreté départementale en appui est chargé de l’enquête, a indiqué le parquet.

Le syndicat Alliance a aussitôt dénoncé cette attaque. « Il est grand temps que le gouvernement se saisisse des violences commises contre les forces de l’ordre  (…) Plus personne ne respecte les forces de l’ordre et le gouvernement n’a pas réussi malheureusement à inverser cette tendance », a réagi son délégué général, Frédéric Lagache.

« Que faudra-t-il pour que le gouvernement s’engage à protéger ses forces de l’ordre », a-t-il ajouté.

Ce commissariat a déjà été plusieurs fois ciblé par ce type d’attaque, notamment en avril dernier pendant le confinement ou bien encore en 2018.

Cette attaque survient après celle mercredi soir de deux policiers, en civil, blessés par balles à Herblay (Val-d’Oise) alors qu’il étaient en mission.

 

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Affaire Karachi: Balladur relaxé, Léotard condamné à du sursis

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Plus de 25 ans après la campagne présidentielle malheureuse d’Edouard Balladur, la Cour de justice de la République a relaxé jeudi l’ancien Premier ministre d’accusations de financement occulte, mais a condamné à du sursis son ex-ministre de la Défense François Léotard dans ce volet de la tentaculaire affaire Karachi. 

La justice « reconnaît enfin mon innocence », a réagi l’ancien Premier ministre, dans un communiqué prenant « acte avec satisfaction » de sa relaxe. 

« Je déplore qu’il ait fallu un quart de siècle de calomnies intéressées et organisées pour en arriver là », a-t-il ajouté. 

M. Balladur, aujourd’hui âgé de 91 ans, était absent au délibéré, comme son ancien ministre de la Défense, 78 ans.

La Cour de justice de la République –  juridiction controversée et la seule habilitée à juger des membres du gouvernement pour des infractions commises lors de leur mandat – a estimé que la preuve n’était pas « rapportée » de la participation de l’ex-Premier ministre à un système de rétrocommissions illégales versées en marge d’importants contrats d’armement.

L’accusation estimait qu’une partie de l’argent de ces rétrocommissions avait servi à alimenter son compte de campagne. Elle avait requis le 2 février un an d’emprisonnement avec sursis et 50.000 euros d’amende à l’encontre de M. Balladur pour « complicité » et « recel » d’abus de biens sociaux. 

Mais la Cour a conclu que l’origine de 10,25 millions de francs ayant abondé le compte du candidat Balladur – « frauduleuse » selon le ministère public – n’avait pu être établie. 

La CJR, composée de trois magistrats professionnels et douze parlementaires, a suivi en revanche en tous points les réquisitions du ministère public pour condamner François Léotard à deux ans d’emprisonnement avec sursis et 100.000 euros d’amende. Il a été reconnu coupable de « complicité » d’abus de biens sociaux. 

L’ancien ministre de la Défense a « joué un rôle central et moteur » dans l’imposition à deux entités détenues par l’Etat – qui négociaient la vente de sous-marins et de frégates à l’Arabie saoudite et au Pakistan – d’un réseau d’intermédiaires « inutiles » aux commissions « pharaoniques », les contrats d’armement étant alors quasiment finalisés.

François Léotard a réagi à sa condamnation en écrivant, dans un communiqué: « J’ai honte pour la justice française et ses dérives dangereuses. Je défendrai toujours la liberté de la décision politique ». 

Les arrêts de la CJR ne sont pas susceptibles d’appel. Mais M. Léotard a annoncé qu’il allait se pourvoir en cassation.

Dans le volet non gouvernemental de la même affaire, le tribunal correctionnel de Paris avait infligé en juin 2020 de sévères condamnations à l’encontre de six protagonistes, dont l’homme d’affaires Ziad Takieddine et d’anciens proches des deux anciens ministres. Tous ont fait appel. 

 

« Sans lien » avec Karachi

 

Tout au long du procès, qui s’était ouvert le 19 janvier, Edouard Balladur et ses avocats avaient dénoncé des « accusations grossières », basées sur des « théories délirantes ». 

Pour le ministère public, une portion des quelque « 550 millions de francs » (soit « 117 millions d’euros ») effectivement versés au réseau d’intermédiaires avait alimenté en partie le compte de campagne du candidat Balladur, alors engagé dans une guerre fratricide à droite avec Jacques Chirac.

Au coeur des accusations: le dépôt en espèces et sans justificatif de 10,25 millions de francs (1,5 million d’euros) sur le compte – déficitaire – du candidat, le 26 avril 1995, quelques jours après le retrait d’un même montant à Genève par les intermédiaires « inutiles », avait souligné le procureur général François Molins. 

L’ancien locataire de Matignon (1993-1995) a toujours affirmé que ces fonds provenaient de dons de militants et de la vente de gadgets lors de réunions publiques. Son ex-trésorier de campagne, René Galy-Dejean, avait invoqué à l’audience la piste des fonds secrets. 

Ces « différentes considérations sont insuffisantes pour établir l’origine » des fonds, a tranché la Cour. 

Face à ses juges, M. Balladur avait insisté sur le fait que son compte de campagne avait été « expressément validé » par le Conseil constitutionnel, en 1995.

Les soupçons de financement occulte de la campagne Balladur avaient émergé en 2010, au fil de l’enquête sur l’attentat de Karachi commis le 8 mai 2002, qui avait coûté la vie à 11 Français travaillant à la construction de sous-marins.

Toujours en cours, l’enquête sur cet attentat a au départ privilégié la piste d’Al-Qaïda, puis exploré celle – non confirmée à ce jour – de représailles après l’arrêt du versement des commissions, une fois Jacques Chirac élu président.  

Edouard Balladur a affirmé jeudi: « Il est en tout cas établi que cette affaire est sans lien avec l’attentat de Karachi qui a coûté la vie de onze de nos compatriotes en 2002, attentat dont vingt ans après, la justice a échoué à découvrir les motifs et les auteurs ».

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Sarah Halimi: cannabis, « bouffée délirante » et irresponsabilité pénale devant la Cassation

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L’homme qui a tué sa voisine juive, Sarah Halimi, en 2017 à Paris, peut-il être jugé pour ce crime commis en pleine « bouffée délirante », probablement causée par une consommation forte et régulière de cannabis ? Le débat sur son irresponsabilité pénale a ressurgi mercredi devant la Cour de cassation.

Celle-ci doit rendre sa décision le 14 avril.

Le 4 avril 2017, Kobili Traoré, un musulman de 27 ans, avait roué de coups sa voisine juive de 65 ans, Lucie Attal – aussi appelée Sarah Halimi – aux cris de « Allah Akbar » avant de la défénestrer d’une HLM de Belleville, dans l’est parisien.

L’affaire avait relancé une vive polémique sur l’antisémitisme qui imprégnerait certains quartiers populaires, faisant réagir jusqu’au président Emmanuel Macron et au chef du gouvernement israélien. Mais deux ans et demi plus tard, la perspective d’un procès semblait s’éloigner.

Le 19 décembre 2019, la chambre de l’instruction de la cour d’appel avait conclu, en effet, sur la base de trois expertises médicales, que le jeune homme était « irresponsable pénalement en raison d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement » au moment des faits.

Cette décision, synonyme d’abandon des poursuites judiciaires, avait été vivement critiquée par des politiques de tous bords, dont la maire de Paris Anne Hidalgo, et plusieurs personnalités, notamment de la communauté juive.

« Paradoxe »

Mercredi, devant la chambre criminelle de la Cour de cassation, les avocats de la famille de la victime ont soulevé un « paradoxe »: la consommation de stupéfiants ou d’alcool avant de commettre une infraction est considérée habituellement comme une circonstance aggravante en matière pénale, mais deviendrait une cause d’irresponsabilité pénale si elle cause un trouble psychotique majeur.

« Si la consommation est excessive et entraîne une abolition du discernement, l’auteur s’est volontairement mis dans cette situation », a mis en avant Me Julie Buk Lament, en soulignant que Kobili Traoré consommait une quinzaine de joints par jour depuis l’âge de 16 ans.

A l’inverse, la défense et l’avocate générale ont défendu la distinction entre l’ivresse causée par des psychotropes mais qui laisse une part de discernement, et une « bouffée délirante » qui l’abolit totalement.

« Kobili Traoré ne savait pas que sa consommation de cannabis pouvait entraîner une bouffée délirante », inédite chez lui, a martelé Me Patrice Spinosi.

« On vous demande une décision politique: consacrer un principe général d’exclusion de l’irresponsabilité pénale dès lors qu’il y a eu une consommation de stupéfiants », s’est-il insurgé, s’inquiétant d’une proposition de loi déposée d’ailleurs au Parlement en ce sens.

L’avocat a appelé la Cour à ne pas créer « une jurisprudence Halimi » sous la pression de l’opinion publique et des politiques.

« Vide juridique »

Tout en reconnaissant un « vide juridique » pour ce cas et une question « complexe », l’avocate générale Sandrine Zientara a elle aussi invité la Cour à ne pas se substituer au politique et à rester fidèle à ses décisions passées, qui laissent l’appréciation de l’irresponsabilité pénale aux juges du fond.

Si, pendant l’enquête, sept experts psychiatriques ont tous conclu à une « bouffée délirante » chez le jeune homme, probablement provoquée ou aggravée par sa forte consommation de cannabis, l’un d’eux s’était démarqué sur les conséquences juridiques à en tirer.

Le Dr Daniel Zagury suggérait en effet de retenir « l’altération du discernement », invoquant une « intoxication chronique volontaire » dont Kobili Traoré ne pouvait ignorer les dangers.

Les magistrats de la cour d’appel ne l’avaient pas suivi et avaient déclaré le jeune homme irresponsable pénalement, tout en retenant que les charges étaient suffisantes pour des poursuites pour meurtre avec la circonstance aggravante de l’antisémitisme.

Sur ce dernier point, ils avaient suivi les explications du Dr Zagury sur la dimension antisémite du geste de Kobili Traoré, pris d’un « délire persécutif polymorphe, à thématique mystique et démonopathique ».

« Dans le bouleversement délirant, le simple préjugé ou la représentation banale partagée se sont transformées en conviction absolue », avait expliqué l’expert dans son rapport.

Les magistrats de la cour d’appel avaient enfin ordonné l’hospitalisation complète du jeune homme, mesure administrative sous la responsabilité du préfet, et imposé vingt ans de mesures de sûreté, comprenant l’interdiction d’entrer en contact avec les proches de la victime et de retourner sur les lieux.

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Sarkozy se refuse à parler de « justice politique » mais dénonce une « injustice profonde »

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Nicolas Sarkozy s’est refusé mercredi à parler de « justice politique », comme certains de ses soutiens l’ont fait après sa condamnation à de la prison ferme, une sentence qu’il a de nouveau qualifiée d' »injustice profonde ».

« Je n’ai jamais parlé de justice politique et je n’en parlerai jamais », a affirmé l’ancien chef de l’Etat sur TF1.

« Je sais faire la différence entre le comportement de certains et une institution », a-t-il ajouté, martelant: « je ne tomberai pas dans le piège d’un combat politique contre une institution que je respecte ».

Alors que plusieurs de ses soutiens à droite ont mis en cause le rôle du Parquet national financier dans ce procès, il a assuré qu’il ne demandait « la dissolution d’aucune institution ».

« Je ne demande qu’une chose, la vérité et le respect des règles de droit », a-t-il ajouté. Dans cette affaire, « qui peut dire que j’ai bénéficié du moindre avantage? »

M. Sarkozy avait déjà, dans le Figaro mardi, dénoncé « une injustice profonde », indiquant qu’il n’excluait pas d’aller devant la Cour européenne des droits de l’Homme s’il n’obtenait pas satisfaction en appel.

« Je me battrai jusqu’au bout pour que la vérité triomphe », a-t-il assuré, répétant: « je ne baisserai pas la tête parce qu’on me reproche des faits que je n’ai pas commis ».

Mais « je suis habitué à subir ce harcèlement depuis dix ans », a-t-il assuré. « Ce qui se passe aujourd’hui est une injustice profonde et la vérité explosera ».

L’ancien chef de l’Etat a été condamné lundi par la 32e chambre correctionnelle du tribunal de Paris à trois ans d’emprisonnement, dont un ferme, pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire dite des « écoutes », une décision historique dont il a fait appel.

Interrogé sur ses éventuelles ambitions politiques, M. Sarkozy a assuré qu’il avait « pris bien avant la décision du tribunal, la décision de ne pas (se) présenter » à la présidentielle de 2022.

« Je n’ai pas la volonté de revenir dans la politique, j’ai tourné la page de la politique », a-t-il répété, alors que certains à droite voyaient en lui un éventuel recours pour 2022.

Enfin sur la crise sanitaire, pour l’ancien chef de l’Etat, « c’est clair. Et je l’ai dit au président de la République: c’est vacciner ». « Il faut vacciner jour et nuit, sept jours sur sept, c’est la seule façon de s’en sortir » et c’est ce qui, selon lui, coutera le moins cher ».

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