Politique
Darmanin serre la vis et occupe le terrain
Après des violences et des pillages qui ont mis la gestion de l’ordre public sous pression, Gérald Darmanin multiplie les déplacements et les consignes de…


Après des violences et des pillages qui ont mis la gestion de l’ordre public sous pression, Gérald Darmanin multiplie les déplacements et les consignes de fermeté. Le garde des Sceaux veut reprendre la main, tout en ménageant l’Élysée et en se distinguant de Laurent Nuñez.
Longtemps en retrait depuis l’affaire Lyhanna, Gérald Darmanin change de posture. Les violences et les pillages qui ont mis le pays sous tension, comme les critiques sur le maintien de l’ordre, lui offrent une scène pour reprendre la main. Il enchaîne les visites de tribunaux et les prises de parole avec un message clair. L’État n’a pas été à la hauteur et la sécurité n’a pas été assurée.
Sur le terrain judiciaire, le ministre de la Justice demande aux parquets une fermeté maximale. Certains faits peuvent être qualifiés de criminalité organisée, ce qui ouvre la voie à des gardes à vue de 72 heures. L’objectif affiché consiste à se montrer impitoyable avec les casseurs. Il avance aussi un bilan provisoire, avec environ 150 incarcérations et plus de 800 personnes déférées devant un tribunal. Un chiffre destiné à grimper, selon lui.
Gérald Darmanin se garde de tirer ouvertement sur Laurent Nuñez. Il dit ne pas vouloir accabler quelqu’un qui a peut-être connu des difficultés, tout en contestant l’expression de délinquants d’opportunité. Pour lui, ce sont des délinquants, tout court. Il rappelle qu’à Beauvau, il avait dû gérer des émeutes sans être surpris, grâce à de bons renseignements. Et il pointe une erreur commise lors des troubles, que Laurent Nuñez a lui-même reconnue, avant de proposer sa démission, refusée par le chef de l’État.
Derrière cette offensive, il y a une équation politique délicate. Le garde des Sceaux, qui assure ne pas faire de politique politicienne, veut retrouver une stature après l’affaire Lyhanna, où il avait présenté ses excuses sans quitter son poste. Il soutient Édouard Philippe et garde ses distances avec Gabriel Attal, qui réclamait l’état d’urgence. Sa réponse, on peut rétablir l’ordre sans cela. En même temps, il ménage Emmanuel Macron et assure que ses consignes ont été très claires. Un équilibre fragile, alors que l’entourage d’Édouard Philippe met en garde contre une présence trop longue et trop visible des anciens macronistes.
À lire aussi





SociétéEn Ligne 5 joursLa 2CV revient en version électrique et divise ses fidèles



Faits DiversEn Ligne 3 joursÀ Lille, la mairie forcée et l’Apple Store pillé



SociétéEn Ligne 6 joursLes lycées restent mobilisés et lorgnent vers les gilets jaunes



ÉconomieEn Ligne 7 joursDuralex, le tribunal tranche ce mercredi et 220 salariés retiennent leur souffle



SportsEn Ligne 7 joursOlise voit rouge, le Bayern se fait rattraper sur le fil



PolitiqueEn Ligne 6 joursAprès les plateaux télé, Natacha Polony se lance à l’assaut de l’Élysée



Faits DiversEn Ligne 3 joursLimoges regarde son hôtel de ville partir en fumée



MondeEn Ligne 7 joursUn agent nigérien blessé aux côtés de l’armée française expulsé de Paris, Niamey dénonce une ingratitude








