Société
Les lycées restent mobilisés et lorgnent vers les gilets jaunes
Les blocages se poursuivent dans plusieurs lycées et universités, au lendemain d’une cinquième journée de mobilisation. Une partie du mouvement répond…


Les blocages se poursuivent dans plusieurs lycées et universités, au lendemain d’une cinquième journée de mobilisation. Une partie du mouvement répond désormais à l’appel de la manifestation des gilets jaunes prévue samedi.
Ce mercredi matin, des lycées et des universités restaient bloqués, au lendemain d’une cinquième journée de mobilisation lycéenne. À Paris, les lycées Voltaire et Hélène-Boucher font partie des sites occupés, tout comme la cité scolaire Balzac. Dans ce dernier cas, la direction a de nouveau annoncé la suspension des cours en présentiel, pour le lycée comme pour le collège, en invoquant des difficultés d’accès et la nécessité de garantir la sécurité des élèves et du personnel.
Les revendications, elles, n’ont pas changé. L’organisation Les Lycéens ! réclame un investissement de 10 milliards d’euros dans l’éducation. Son président, Pierre Sourzat, résume la logique du mouvement en une phrase. « Chaque euro investi dans un élève, un étudiant, rapportera à la société, c’est vital. »
Les représentants du mouvement doivent rencontrer jeudi après-midi les ministres de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur. Pierre Sourzat parle d’un moment charnière et attend enfin des annonces concrètes, en soulignant que les promesses obtenues jusqu’ici ressemblent surtout à des miettes.
Aucun appel à une sixième journée de mobilisation n’a été lancé pour jeudi. Mais l’Union syndicale des lycéens ne compte pas relâcher les blocages. « Nous on sera toujours là, on sera présents sur les blocus », prévient son président, Ryad Rani. Avec plusieurs organisations, il invite à rejoindre samedi 17 octobre la grande manifestation des gilets jaunes. Pour Sabrine Kharbach, de l’Union étudiante, le choix du samedi est un atout, puisqu’il permet à tous les Français et toutes les Françaises de venir. « Le mouvement s’intensifie, il y a une vraie convergence et on s’en réjouit », ajoute Ryad Rani.
À Strasbourg, le climat s’apaise. Les cours ont repris au lycée Kléber, où des affrontements avaient éclaté entre lycéens et forces de l’ordre ces dernières semaines. Bilel, 15 ans, estime que la mobilisation a porté ses fruits. « On a obtenu des choses, des profs remplaçants, on n’a pas protesté pour rien. » Il ne manifestera pas samedi, qu’il juge trop dangereux. Marie, 17 ans, souhaite surtout que le calme revienne. « Il y a encore de la colère, mais globalement on veut que les choses se calment maintenant. » Elle dit avoir du mal à digérer la violence policière et envisage malgré tout de se rendre à la manifestation, avec un peu de peur.
À lire aussi





PolitiqueEn Ligne 7 joursLecornu apaise les lycéens et annonce une baisse du carburant



PolitiqueEn Ligne 4 joursLes députés rejettent le budget 2027, Lecornu face à un casse-tête



Faits DiversEn Ligne 2 joursMimi Marchand jette l’éponge en pleine audience, Karine Le Marchand vide son sac



SociétéEn Ligne 5 joursTrois mille remplaçants débarquent dans les lycées les plus tendus



Faits DiversEn Ligne 6 joursRima Hassan porte plainte après une vidéo où un fusil est braqué vers la caméra



ÉconomieEn Ligne 6 joursCarburant, la CGT serre les vannes dans les raffineries TotalEnergies



MondeEn Ligne 5 joursSantiago ensevelie sous la boue, un quartier cossu déclaré zone de catastrophe



EuropeEn Ligne 4 joursTrump réclame un nouveau président en Ukraine et Zelensky dénonce un écran de fumée








