Sports
Davidovich Fokina renverse Jodar et s’offre son premier Masters 1000
Longtemps catalogué comme le finaliste qui ne gagne jamais, l’Espagnol vient d’enchaîner deux titres en quelques semaines. À Shanghai, il a même dû sortir…


Longtemps catalogué comme le finaliste qui ne gagne jamais, l’Espagnol vient d’enchaîner deux titres en quelques semaines. À Shanghai, il a même dû sortir d’un match très mal embarqué pour décrocher le plus beau trophée de sa carrière.
Pendant des années, Alejandro Davidovich Fokina a traîné cette réputation du joueur qui bute sur la dernière marche. Cinq finales sur le circuit ATP, cinq défaites. Le genre de bilan qui finit par s’installer dans une tête. Depuis la fin septembre, la donne a changé. Vainqueur à Chengdu, le voilà qui remet ça à Shanghai, sur un Masters 1000, rien de moins.
Son parcours chinois a des allures de chemin de croix. D’abord Frances Tiafoe en huitièmes, après 2h48 d’un combat épuisant. Ensuite Hubert Hurkacz, retrouvé avec une revanche à prendre. Puis Alexander Zverev, rien que ça. Et enfin Rafael Jodar, phénomène de 20 ans, pour une finale qui a failli lui échapper complètement.
Car oui, la finale a pris un tournant inquiétant. Un set concédé, un break de retard, un tableau d’affichage à 6-1, 3-2 en faveur de son cadet. Davidovich Fokina a alors trouvé une énergie qu’il ne soupçonnait peut-être plus. « Je n’ai pas les mots, je ne sais pas quoi dire, je ne sais pas comment je me sens, c’est un soulagement immense », a-t-il soufflé juste après.
Le classement valide la semaine. Au prochain pointage ATP, il grimpera au 13e rang mondial, le meilleur de sa carrière, mieux que la 14e place décrochée en novembre 2025. À 27 ans, l’Espagnol revient de loin. Une blessure l’a privé de l’US Open et de plusieurs tournois, une période qu’il n’a pas oubliée. « Je suis reconnaissant d’avoir l’équipe que j’ai, qui m’a toujours soutenu. Deux mois plus tôt, j’ai raté pas mal de tournois à cause de cette blessure. Je ne sais vraiment pas décrire à quel point je suis heureux. »
Il a aussi tenu à saluer un ami. Arthur Fils, longtemps bloqué lui aussi par les pépins physiques, a compté dans sa traversée du désert. « Arthur Fils est un très bon ami à moi qui a loupé beaucoup de tournois à cause de blessures et qui est parvenu à revenir très, très fort. Il a également été un soutien pour moi. » Une manière de rappeler que derrière un trophée, il y a souvent des mois de doute et quelques épaules solides.
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