Sports
Encore battue par les Bleus, la Belgique n’y arrive toujours pas
À Bruxelles, les Diables Rouges ont tenu bon avant de céder sur un but tardif de Michael Olise. Et pour les Belges, la longue série noire face à la France…


À Bruxelles, les Diables Rouges ont tenu bon avant de céder sur un but tardif de Michael Olise. Et pour les Belges, la longue série noire face à la France continue, même quand les champions alignent une équipe largement remaniée.
Les Diables Rouges avaient des raisons d’y croire. Quelques jours après un succès convaincant en Italie, ils recevaient une équipe de France privée de la plupart de ses cadres, Zinédine Zidane ayant procédé à neuf changements par rapport au onze qui venait de gagner en Turquie. Sur le papier, l’occasion était belle. Sur le terrain, elle est passée. Les Belges se sont inclinés 0-1, sur un but de Michael Olise à la 88e minute, au terme d’un solo qui a laissé les défenseurs sur place.
Cette défaite s’ajoute à une liste déjà longue. Depuis 2015, la Belgique n’a plus battu la France. Il y a eu la demi-finale du Mondial 2018, l’élimination en huitièmes de finale de l’Euro 2024, le dernier carré de la Ligue des nations 2021. À chaque fois, les Bleus ont trouvé la faille, souvent au pire moment. Cette fois encore, et c’est peut-être le plus dur à avaler, c’est une équipe de France bis qui a fait la différence. De l’autre côté de la frontière, le constat revient comme une évidence gênante. Même privée de ses stars, cette sélection déborde de talent. Le match, lui, a longtemps tenu en équilibre avant de basculer d’un coup.
La soirée avait pourtant commencé par un accueil très particulier. Dans les tribunes pleines, les noms des onze Français ont été égrenés un par un, chacun cueilli par une immense bronca. Puis le nom de Zinédine Zidane est tombé, et le vacarme s’est arrêté net. Des applaudissements nourris ont pris sa place. Un seul Bleu a été épargné, celui dont la popularité traverse la frontière sans encombre depuis France 98 et l’Euro 2000. Une cote de sympathie qui ne devrait pas faiblir de sitôt, sa célébration d’après-match n’ayant rien fait pour la refroidir.
Pour Mark van Bommel et ses joueurs, le bilan est simple. La dynamique née du déplacement en Italie a été cassée net, et il faudra repartir de zéro dans une compétition où chaque point compte. Côté français, l’essentiel est ailleurs. Zidane a pu faire tourner sans perdre, tester ses remplaçants dans un contexte hostile et repartir avec trois points. Ce genre de soirée en dit long sur la profondeur d’un effectif. La Belgique, elle, sait désormais à quoi s’en tenir. Le talent ne suffit pas toujours, surtout quand il est en face.
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