Faits Divers
Gracié par Trump, l’ex-président du Honduras affronte son procès en liberté
L’ancien chef de l’État Juan Orlando Hernandez a été condamné à 45 ans de prison aux États-Unis pour narcotrafic. Il comparaît désormais libre dans une…

L’ancien chef de l’État Juan Orlando Hernandez a été condamné à 45 ans de prison aux États-Unis pour narcotrafic. Il comparaît désormais libre dans une affaire de détournement de fonds.
Les juges honduriens ont laissé Juan Orlando Hernandez libre pour son procès en corruption. L’ancien président, qui a gouverné le pays de 2014 à 2022, est soupçonné d’avoir utilisé de l’argent public pour financer sa campagne de 2013. Il est aussi poursuivi pour blanchiment d’argent et fraude. Le magistrat chargé de l’affaire a demandé une promesse écrite de ne pas s’enfuir. La prochaine audience est fixée au 12 août.
Ce retour devant la justice surprend autant qu’il interroge. En 2024, les États-Unis l’ont condamné à 45 ans de prison pour narcotrafic. Les tribunaux américains l’ont reconnu coupable d’avoir soutenu un réseau qui a fait entrer plus de 500 tonnes de cocaïne sur leur territoire. Mais en novembre 2025, Donald Trump l’a gracié. L’ancien leader est sorti de prison un mois plus tard. Le 26 juillet, il est revenu au Honduras et a publiquement remercié le président américain.
Cette grâce a bousculé la vie politique hondurienne. Trump est intervenu directement dans l’élection présidentielle du pays. Il a apporté son soutien à Nasry Asfura, un homme d’affaires du Parti national, celui de Hernandez. Il a même menacé de réduire l’aide américaine au Honduras si son favori perdait. Asfura a finalement gagné d’une courte tête, tandis que l’opposition dénonçait des fraudes.
Face aux juges, l’ex-président refuse de plier. Il assure être persécuté pour des raisons politiques. Il conteste le détournement de deux millions de dollars de fonds publics pour sa campagne. Il veut aussi récupérer au moins 130 biens saisis lors de son extradition vers les États-Unis. À son arrivée au Honduras, il avait prévenu qu’il ne baisserait pas la tête. Il n’a pas changé de discours.
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